Le rôle de parent : mes 3 règles d’or !

Rôle de parent ? 😟 🤔  Vous êtes (jeune) parent et comme moi vous vous interrogez sur votre rôle de parent ou comment éduquer ses enfants ? Eduquer au sens étymologique vient du latin educere qui signifie conduire hors de, élever.

Albert Jacquard écrit dans L’héritage de la liberté que : « L’objectif premier de l’éducation est évidemment de révéler à un petit d’homme sa qualité d’homme, de lui apprendre à participer à la construction de l’humanitude et, pour cela, de l’inciter à devenir son propre créateur, à sortir de lui-même pour devenir un sujet qui choisit son devenir, et non un objet qui subit sa fabrication ».

Nous sommes donc des millions à endosser, au quotidien, cette lourde responsabilité pour laquelle nous ne sommes pas préparés !

Je voulais partager avec vous ce que j’avais retenu de mes différentes lectures, formations, conférences (Maria Montessori, la Disicpline Positive de Jane Nelsen, Dr Thomas Gordon, Catherine Gueguen, Daniel Siegel…). J’ai ainsi retenu 3 règles d’or dans mon rôle de parent :

1) Tout parent souhaite protéger son enfant, lui éviter toute forme de souffrance et blessure inutile


Chaque parent veut le meilleur pour son enfant et surtout lui éviter de connaître les difficultés ou maux qu’enfant il a lui-même connus.
Chaque parent souhaite que son enfant devienne un adulte épanoui, autonome, ayant confiance en lui et en son avenir, avec le sens des responsabilités, notamment !

Pourtant, au fond, nous savons bien que la réalité sera un peu plus compliquée. Rudolf Dreikurs, disciple d’Alfred Adler, à l’origine de la Discipline Positive, résumait cela très bien : « On ne peut pas protéger nos enfants de la vie, il est donc essentiel de les y préparer. ».

Quant à Jane Nelsen, dans son livre La Discipline positive, elle nous explique que : « Trop de mères et de pères pensent que leur rôle est de protéger leurs enfants de toutes les déceptions. Croyant bien faire, ils interviennent ou surprotègent, privant ainsi leurs enfants de l’opportunité de développer une confiance solide dans leur capacité à faire face aux aléas de la vie ».

Enfin, Maria Montessori écrit, dans L’enfant dans la famille : « Le concept fondamental de l’éducation consiste donc à ne pas devenir un obstacle au développement de l’enfant ».

Alors si nous ne pouvons/devons pas protéger nos enfants, ce qui est finalement plutôt rassurant car nous ne pouvons pas être derrière chacun de leur pas, on fait quoi ?

 

2) Tout parent se doit d’accompagner son enfant pour l’aider à intégrer ses expériences

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du parent positivement
imparfait

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Il n’existe pas de recette magique ni (et heureusement) une seule façon de faire pour élever son enfant. En revanche, pour éduquer un enfant, il faut commencer par :

 

  • se connaître, être en cohérence et empathique avec soi-même, penser à sa propre enfance, s’interroger sur ce que l’on veut transmettre à son enfant. Cette introspection n’est pas toujours très confortable puisqu’elle renvoie à notre histoire personnelle mais elle est importante. Les enfants nous observent au quotidien c’est ainsi que nous leur transmettons notre manière d’être (le respect, l’empathie, le bonheur, la curiosité, l’attention à autrui…). Ils sont de véritables miroirs et ils perçoivent parfaitement ce qui nous fait réagir, pour en jouer habilement.
  • fixer un cadre sécurisant pour son enfant, avec des interdits, des limites clairs qui évolueront avec l’âge de l’enfant.
  • fournir à son enfant des opportunités d’apprentissage, de coopération pour développer son sens des responsabilités, sa confiance en lui et son autonomie. Maria Montessori écrit, d’ailleurs, dans L’enfant dans la famille : « L’adulte ne doit pas faire à la place de l’enfant. Il doit rester passif pour ne pas se substituer à lui ». C’est parfois bien tentant, pour aller plus vite ou parce que c’est plus pratique, mais non, si votre enfant ne demande pas votre aide, laissez-le faire. Dans le cas contraire, vous ne lui rendriez pas service !
  • être bienveillant avec son enfant. Le monde dans lequel nous vivons fonctionne sur un modèle égalitaire. La verticalité c-à-d l’autoritarisme ne marche plus. Nos enfants l’ont bien compris (n’oubliez pas ils nous observent !), ils aspirent à être considérés avec respect, dignité et égalité, comme nous ! Mais être égal ne veut pas dire être identique. On est bien d’accord, un billet de 10 euros équivaut à 2 billets de 5 euros pourtant ces billets ne sont pas identiques. Et c’est là, que nous parents, nous devons jouer notre rôle pour transmettre à nos enfants les compétences de vie qu’ils n’ont pas encore acquises sinon on risque de basculer dans la négociation sans fin. Etre bienveillant c’est finalement se montrer respectueux de son enfant, et non être permissif. A ne pas confondre !
  • être empathique avec son enfant qui va de pair avec la bienveillance. L’empathie c’est comprendre et ressentir les émotions (réactions automatiques qui se traduisent par de brusques sensations physiques, de courte durée) et les sentiments (plus élaborés et souvent durables) de l’autre. Alors apprenons à :

 

1. observer nos enfants,

2. prendre notre temps,

3. pratiquer l’écoute active,

4. valider leurs émotions,

5. partager nos sentiments.

 

 

3) Tout parent est faillible et imparfait !

 


Nous, parents, nous avons aussi le droit à l’erreur ! L’erreur est en effet une formidable opportunité d’apprentissage. Finalement le rôle de parent est une posture qui se construit et se nourrit de l’expérience. Elle demande des efforts et s’acquiert à force de pratiquer. Le Pr Brazelton l’explique très bien dans son livre Points forts, tome 1 de la naissance à 3 ans : « Apprendre à être parent consiste à apprendre de ses propres erreurs. En effet, on apprend beaucoup plus par les erreurs que par les succès ». Quant à la Discipline Positive, elle nous permet d’être des parents imparfaits et nous propose une quarantaine d’outils pour nous accompagner au quotidien et co-construire avec nos enfants.

 

Quoiqu’il en soit la vie de famille n’est pas un long fleuve tranquille et le rôle de parent non plus ! Il y a des séismes et des zones de turbulences mais rassurez-vous, c’est tout à fait normal !

 

 

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Super Poppins : des ateliers enfants-parents

Aujourd’hui 9 moi et + vous présente une professionnelle de la petite enfance, Claire Michaud, la fondatrice et présidente de Super Poppins, proposant des ateliers enfants-parents.

 

Quel est votre parcours ?

 

Je m’appelle Claire Michaud, la fondatrice et présidente de Super Poppins, proposant des ateliers enfants-parents. Je suis Educatrice de Jeunes Enfants diplômée d’Etat depuis 2013.

Ce diplôme est le fruit d’une reconversion pour des raisons éthiques. De 15 à 27 ans, j’ai été animatrice de radio, actrice, secouriste à la Croix Rouge à Paris, New York, Londres… Puis j’ai eu besoin de faire coller mes valeurs à mon métier. Pour cette raison je suis devenue Educatrice de Jeunes Enfants (EJE). J’ai alors travaillé en Lieu d’Accueil Enfant Parent, en école Montessori, au Jardin d’Enfants des Nations-Unies. Dans cette dernière structure, j’ai effectué un remplacement de congé maternité de deux ans, pendant lesquels j’ai beaucoup appris sur mon métier, grâce aux familles et à la mise en pratique des supports théoriques de ma formation en pédagogie, psychologie, pédiatrie. Suite à toutes ces expériences, j’ai constaté qu’accompagner le lien entre les familles et leurs jeunes enfants me plaît tout particulièrement. C’est ainsi que je suis devenue la fondatrice et présidente de Super Poppins, proposant des ateliers enfants-parents.

 

Quel est votre métier ?

 

Je murmure à l’oreille des bébés et de leurs familles 🙂 Pour cette raison, j’ai donc créé « Super Poppins », une Association Loi 1901, ayant pour objet d’accompagner les liens entre les enfants et leurs familles par des ateliers que j’anime avec ma compétence pédagogique et psychologique. Je prends le prétexte d’un atelier d’éveil musical ou bien de jardinage pour réveiller la capacité des parents à s’émerveiller et pour accompagner les tout-petits vers une certaine autonomie. Aujourd’hui, je vais à mon tour devenir maman. Je dois accoucher pour fin mai 2017, à Paris, où je vis encore, mais que je vais quitter cet été.

 

Quelle est votre ambition pour ce projet ?

 

Mon ambition est de poursuivre l’aventure Super Poppins avec de nouvelles professionnelles et/ou experts de la petite enfance, dans la région d’Arles, où je vais m’installer avec ma famille. A Paris, je travaille déjà avec Marjorie Molinès mais aussi Hélène Bourgeois, Cécile Cottet de MerciKid, Caroline Létang

Dans un premier temps, je vais me concentrer sur ma famille en construction et prendre mes marques dans ma nouvelle région. Par la suite, j’aimerais retravailler en Lieu d’Accueil de Jeunes Enfants afin de pouvoir déployer à nouveau ma compétence de fondatrice et présidente de Super Poppins, proposant des ateliers enfants-parents. Je veux faire de Super Poppins un vrai réseau de pros et de familles : superpoppins.com

La Discipline Positive a changé ma vie (de maman) !

Avant d’envisager ma reconversion professionnelle, j’étais déjà passionnée par la parentalité bienveillante et l’éducation positive : Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen, Dr Gordon, Pr Brazelton…. Pourtant je restais toujours un peu sur ma faim !
C’est formidable d’apprendre à décoder ses enfants mais après, concrètement, on fait comment ? C’est ainsi que j’ai découvert le livre best-seller la Discipline Positive de Jane Nelsen qui a marqué le début d’une belle aventure.

 

Que m’a apporté la Discipline Positive ?


Dans son livre, Jane Nelsen développe ses outils (une quarantaine) et explique, comment les utiliser, à travers de nombreux exemples, histoires et anecdotes. Jane Nelsen nous aide également à prendre du recul sur notre posture éducative.


1) Des prises de conscience

Grâce à la Discipline Positive, j’ai ainsi pris conscience des conséquences de mes décisions, réactions lorsque je suis branchée en mode automatique action-réaction ! Par exemple :

Les punitions

Vous êtes-vous déjà interrogés sur leur efficacité à long terme ? On est parfois tenté, pour couper cours à la situation, mais finalement qu’est-ce qui se passe dans la tête de notre enfant à ce moment-là ? Essayez de vous rappeler, vous, enfant, comment vous réagissiez lorsque vous étiez punis ? Jane Nelsen parle des 4 R de la punition :

  • Rancoeur : c’est pas juste,
  • Revanche : là c’est ceux qui gagnent mais, la prochaine fois, je les aurai,
  • Rébellion : je vais faire exactement l’inverse car ils ne peuvent pas m’obliger à faire ce qu’ils veulent,
  • Retrait : la prochaine fois je ne me ferai pas prendre.

Jane Nelsen pose également la question suivante « d’où nous vient cette idée folle que, pour qu’un enfant se conduise mieux, il faut d’abord qu’il se sente dévalorisé ? ».

Nos meilleurs amis-ennemis : les neurones miroirs

Avez-vous déjà remarqué que lorsque vous êtes énervé, tout devient plus compliqué ? Dans ces moments-là, si vous essayez d’entrer en contact avec vos enfants, la situation dégénère très vite et l’énervement est alors collectif.
Les responsables s’appellent les neurones miroirs : des cellules du cerveau qui nous permettent de reproduire ce que l’on voit. Les neurones miroirs nous donnent, par exemple, envie de bailler lorsque nous voyons quelqu’un en train de bailler mais ce sont, aussi eux, qui nous rendent irritables lorsqu’on est en contact avec une personne qui est énervée.
Les neurones miroirs permettent l’apprentissage par l’observation. Nos enfants apprennent d’abord en nous observant alors oubliez les longs discours ! Vous ne vous êtes jamais sentis observés ? Pourtant méfiance, vous êtes espionnés !!!

Comment utiliser ces neurones miroirs à notre avantage ? En montrant l’exemple à son enfant, eh oui il suffisait d’y penser ! Nous sommes souvent confrontés à la difficulté de faire respecter les temps d’écrans à nos enfants. Mais avez-vous déjà pris le temps d’analyser votre attitude, devant eux, avec vos écrans ?

 

2) Être un parent imparfait et sans culpabiliser !

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Avec la Discipline Positive, nous, parents, nous pouvons nous tromper. Quelle merveilleuse nouvelle !
Comme nos enfants, nous pouvons nous tromper : l’erreur est une opportunité d’apprentissage pour nous et nos enfants. Nous avons une deuxième chance, la possibilité de faire mieux la fois suivante. Finalement, nous avançons, ensemble, avec nos enfants : nous grandissons et nous apprenons avec nos enfants, en même temps qu’eux, en s’appuyant sur les outils de la Discipline Positive ! Et ça, qu’est-ce que ça fait comme bien. Une chape de plomb disparaît, on se sent pousser des ailes.

 

3) Une démarche long terme

On ne va pas se mentir, la Discipline Positive à la maison ça ne se met pas en place d’un coup de baguette magique.
D’ailleurs, la lecture du livre ne m’a pas suffi, j’ai ressenti le besoin de me former pour :

  • être accompagnée dans ma démarche,
  • échanger avec des formatrices expérimentées et d’autres parents car NON, nous ne sommes pas seuls à avoir des difficultés au quotidien avec nos enfants. C’est même tout à fait normal !

 

La Discipline Positive est avant tout une démarche, ce qui implique des remises en question, une introspection, des changements et comme toute nouveauté, des zones de turbulences et d’inconfort, pour vous, mais aussi pour vos enfants.
Ils ont l’habitude de regarder comment vous faites, comment vous réagissez, d’analyser vos moindres faits et gestes. Alors cette fois-ci, on peut dire merci aux neurones miroirs ! Quand vos enfants vont commencer à vous voir à l’oeuvre et réagir différemment de d’habitude, ils vont être déboussolés.
Mais rassurez-vous, ils sauront très vite s’adapter et je suis sûre, qu’ils vont vous surprendre.

Plus vous allez pratiquer la Discipline Positive, plus elle deviendra naturelle. Il faut simplement se laisser du temps. Et croyez-moi quand vous y aurez goûté, vous ne pourrez plus faire marche arrière en constatant ses effets au quotidien : conjoint et enfants attraperont le virus bien volontiers !

 

Alors, envie d’essayer à votre tour ?

Je vous invite à découvrir mes accompagnements en ligne. Contactez-moi pour réserver, dès à présent, votre séance sérénité OFFERTE et sans engagement, bien sûr !