Êtes-vous un parent funambule ?

La plus grande difficulté à laquelle les parents sont confrontés c’est celle de réussir à allier, au quotidien, fermeté et bienveillance. Pas facile de lâcher prise, de lâcher le contrôle ou au contraire d’arriver à dire NON pour mettre des limites. Cette prise de conscience est pourtant la porte d’entrée indispensable pour faire bouger les limites avec ses enfants. C’est une étape incontournable ! Mais cette réalité est parfois difficile à voir, accepter, comprendre. Elle est inconfortable car elle questionne et ébranle nos croyances, notre enfance…

Voilà pourquoi, aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de votre posture de parent et du parent funambule.

Si vous préférez lire :

Pour bien grandir, les enfants ont besoin d’un cadre.

Ce cadre doit répondre à 2 critères : la fermeté et la bienveillance.

  • La fermeté c’est le respect du monde des adultes. Le respect des règles et des limites pour bien vivre ensemble à la maison, à l’école, dans la société en général.
  • La bienveillance c’est le respect du monde de l’enfant. Les enfants ont besoin d’un espace de liberté pour s’épanouir, expérimenter et tester les limites, les règles. C’est à nous parents d’enfiler les baskets de nos enfants pour comprendre leur monde, leurs besoins et ce qu’ils ressentent.

Comment réussir à concilier, au quotidien, cette fermeté et cette bienveillance pour trouver ce juste équilibre ?

Les parents que j’accompagne me disent souvent qu’ils manquent de fermeté et qu’ils sont dans un excès de bienveillance. Ou, au contraire, qu’ils sont dans un excès de fermeté, de contrôle et qu’ils aimeraient faire preuve de plus de bienveillance.
C’est vrai qu’au quotidien, avec nos enfants, dans certaines situations, on peut se sentir démuni et si on n’a pas les outils auxquels se raccrocher, on oscille entre la bienveillance et la fermeté. On a tendance à enfiler notre casquette fermeté jusqu’à ce qu’on ne puisse plus supporter notre excès de fermeté. On bascule alors vers un excès de permissivité jusqu’à ce qu’on ne puisse plus supporter notre enfant qui nous pousse à bout. On rebascule alors vers un excès de fermeté et ainsi de suite.

Alors, vous, comment vous situez-vous ? Quel parent êtes-vous ?

Êtes-vous dans cette alternance fermeté et bienveillance façon culbuto ou êtes-vous un parent funambule qui marche sur sa corde en associant, au quotidien, fermeté et bienveillance ?

Je vous laisse réfléchir à la question 😉  et si vous voulez aller plus loin, je vous invite à découvrir mon programme du parent positivement imparfait.

 

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Le burn out parental : de quoi s’agit-il ?

Contrairement au baby blues et à la dépression du post-partum, le burn out parental survient plusieurs années après la naissance, dès le premier enfant ou encore après la naissance du petit troisième, et n’est pas réservé qu’aux mamans (quoique 😉).

 

ÊTRE PARENT

 

Être parent, c’est bien sûr de grands moments de joie, de partages, de complicité, de rire mais pas seulement car être parent c’est également un METIER, pour lequel on n’est pas formé ! Nous sommes tous conscients des responsabilités qui nous incombent et pourtant nous n’avons pas de mode d’emploi. Nous voulons tous le meilleur pour nos enfants mais au quotidien, être parent n’est pas simple : les remises en question personnelles, les crises, les colères, nos peurs de mal faire, nos craintes pour nos enfants… auxquels viennent s’ajouter la fatigue et les autres difficultés de la vie (travail, santé, couple…).

 

Les 5 catégories de facteurs de stress propres aux parents

1) Le devenir parent avec notamment les difficultés en lien avec la grossesse (procréations médicales assistées, fausses couches, santé du fœtus, peur de l’accouchement, nouvel équilibre conjugal, augmentation des tâches domestiques, diminution du temps libre…). Ainsi, la satisfaction du couple diminue les 5 premières années suivant la naissance puis remonte avant de diminuer à nouveau au moment de l’adolescence.

2) Nos craintes de ce qui pourrait arriver à notre enfant : harcèlement, maladie, accident, mauvaises fréquentations, racket….

3) La dépendance et l’immaturité de l’enfant : satisfaire ses besoins fondamentaux (dormir, manger, se laver, jouer…), gérer les colères, crises, disputes dans la fratrie, se répéter, gérer l’adolescence (les comportements à risque, les premières sorties, les fréquentations, les sautes d’humeurs…).

4) Le bon développement de l’enfant : l’école, les devoirs, les activités extra scolaires, le choix des études,

5) Les difficultés spécifiques de notre enfant en cas de handicap, maladie, troubles du développement, du comportement ou encore trouble psychologique.

Les parents doivent alors faire preuve d’un capacité d’adaptation ACCRUE.

Contrairement au baby blues et à la dépression du post-partum, il n’y a pas d’âge pour faire un burn out parental ! Mais, rassurez-vous, le burn out parental ne dure pas toute la vie, il a une fin !

 

COMMENT RECONNAÎTRE LE BURN OUT PARENTAL ?

 

Le burn out parental se manifeste par au moins 2 des 3 symptômes suivants :

  • L’épuisementphysique et émotionnel, qui arrive toujours en premier. Le parent se sent vidé, à bout de forces, des symptômes tels que des migraines, maux de ventre, de dos ou encore baisse de libido peuvent apparaître.
  • Une distanciation affective avec ses enfants. Le parent ne parvient plus à investir la relation avec la même énergie : il est moins attentif, moins disponible, moins à l’écoute, il fait a minima,
  • La perte d’efficacité et d’épanouissement parental. Le parent réalise qu’il n’est plus le parent qu’il voulait être, ne se reconnaît plus dans son rôle de parent, il ressent un manque de reconnaissance : il ne se sent plus à la hauteur, il est démotivé et pétri de doutes.

Ces changements comme la perte d’énergie et le désinvestissement du parent peuvent alerter l’entourage.

Le burn out parental peut également s’accompagner d’une irritabilité et d’une agressivité accrues, de négligence et maltraitance à l’égard des enfants, de conduites addictives (caféine, alcool, automédication, drogue…), de difficultés dans le couple….

Le burn out parental n’est donc pas à prendre à la légère. Cependant tous ces symptômes ne sont pas nécessairement imputables au burn out parental. S’ils ont toujours existé, ces comportements ne relèvent alors pas d’un burn out parental.

 

POURQUOI ?

 

On ne bascule pas dans le burn out parental du jour au lendemain. C’est un processus qui s’installe progressivement.

 

Un processus en 5 étapes

 

Schématiquement, avant de tomber dans l’épuisement, le 1er symptôme du burn out parental, le parent va passer par 5 étapes :

1) La quête du parent idéal et/ou de la famille qu’on aurait aimé avoir enfant pour réparer son passé, prendre une revanche sur la société (parents solo, homo…) ou encore sous l’effet de la pression sociale (images glamour des super-parents dans les publicités, magazines, les photos postées sur les réseaux sociaux…),

2) Le surinvestissement parental : donner sans compter jour et nuit, 7j sur 7, l’école, les devoirs, les douches, les repas, les activités extra scolaires, les vacances, le bien-être, les maladies, passer du temps de qualité avec ses enfants (jouer ensemble, raconter des histoires…). En réponse à ces tensions, l’organisme secrète de l’adrénaline (hormone de stress) pour permettre au parent de « tenir le choc » afin de répondre aux besoins de ses enfants. Mais à la longue, ce processus énergivore devient nocif pour l’organisme qui a besoin de repos !

3) Le sacrifice de soi : le parent doit dégager du temps pour répondre aux besoins de ses enfants : il dort moins, sort moins, a moins de loisirs et la vie de couple se tarit ! Le parent sacrifie tout pour ses enfants, il ne prend plus soin de lui sans même s’en rendre compte.

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4) L’apparition de la frustration avec un manque de reconnaissance, de la déception, des regrets. Si cette frustration s’installe, c’est que la fatigue accumulée au cours des années commence à se faire sentir. Le parent prend, en effet, conscience des sacrifices qu’il a consentis à faire et du gap entre la réalité et la vie rêvée. L’entourage peut prendre cette étape pour un simple « coup de mou » passager et pourtant c’est l’étape charnière avant de basculer dans le burn out parental. C’est donc le moment de remonter ses manches pour opérer des changements notables : revoir la répartition des tâches ménagères, demander de l’aide à son conjoint et à ses enfants mais aussi faire appel à un soutien psychologique.

 

Les facteurs de risque du burn out parental

 

Le burn out parental résulte de la conjoncture de différents facteurs néanmoins un élément déclencheur peut être la goutte qui fait déborder le vase : le stress professionnel et la conciliation vie privée-vie professionnelle, un événement inattendu et traumatisant comme un décès ou la maladie.
Les principaux facteurs de risque du burn out parental sont :

1) La capacité à gérer ses émotions et celles de ses enfants, la qualité des liens que l’on tisse avec eux qui peuvent conduire à des rapports conflictuels et/ou peu épanouissants,

2) La confiance en soi et dans sa capacité à être un bon parent,

3) Le couple (mésentente au sein du couple, désaccords sur les valeurs éducatives),

4) Les choix éducatifs qui peuvent conduire à :

  • l’enfant roi et tyrannique et le parent qui se sent impuissant et inefficace,
  • une mise en incapacité de l’enfant et un manque d’estime de lui-même,
  • la lutte de pouvoir enfant-parent et une relation perdant-perdant.

5) Les caractéristiques propres à l’enfant : porteur de handicap, présentant des problèmes de santé, un trouble du développement ou encore avec des comportements pénibles, difficiles à gérer et épuisants, jour après jour.

Les risques d’être confrontés à un burn out parental sont donc nombreux, pourtant le passage par la case burn out parental n’est pas une obligation !!! Nous n’avons pas tous la même capacité de résistance au stress, en fonction de notre caractère et de notre histoire personnelle nous ne vivons/ressentons pas les situations de la même façon et puis, bien-sûr, il y a les petits et grands bonheurs de la vie de tous les jours qui viennent contrebalancer/relativiser toutes nos difficultés. C’est finalement une histoire d’équilibre ou plutôt de déséquilibre qui fait qu’un jour la balance va pencher du côté du burn out parental, lorsque l’équilibre se rompt entre ce qui rend notre rôle de parent facile et ce qui le rend difficile.

Alors comment alléger les risques dans la balance pour être un parent heureux ? Globalement, les facteurs sur lesquels on peut agir de façon efficace et « peu énergivores » sont les facteurs personnels, conjugaux et éducatifs. Pour plus de conseils, c’est par ICI !  Je vous invite également à (re)découvrir cet article sur les recettes du bonheur danois. Depuis plus de 40 ans, les Danois sont, en effet, en tête des classements sur le bonheur. Alors quels sont leurs secrets ?! 😉

 

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Parentalité bienveillante : un parent imparfait et heureux

Nous sommes tous tiraillés entre l’envie de bien faire avec nos enfants, d’être le meilleur parent possible, et la réalité qui s’avère bien plus compliquée que prévue ! Nous ne faisons pas toujours comme nous l’aurions souhaité, et alors ? Faut-il pour autant se culpabiliser sans fin ? Bien sûr que NON ! Nous faisons de notre mieux, essayons plutôt d’être en phase avec cette réalité et de peaufiner, avec bienveillance, nos imperfections. C’est ainsi que je définirai la parentalité bienveillante ! Nos enfants nous diront merci, enfin peut-être 😉, en revanche ils s’en porteront mieux et nous aussi ! Alors, concrètement, on fait comment pour être dans la parentalité bienveillante ?

Prendre soin de soi pour être en accord avec soi-même

La parentalité bienveillante ne veut pas dire s’oublier au profit de son enfant. Comment peut-on prendre soin de son enfant si on ne se sent pas bien ? La première clé de la parentalité bienveillante est bien de prendre soin de soi et de ses émotions.

les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles sont juste là pour nous protéger ! les émotions sont des réactions automatiques qui se traduisent par des sensations physiques. elles jaillissent brusquement et sont de courte durée.

 

Être attentif à ses émotions permet de :

 

  1. Apprendre à vous connecter avec vous-même, à être auto-empathique pour connaître vos limites, pouvoir en fixer aux autres sans vous laisser envahir par la colère : savoir dire « non », « stop », « cela me plaît/déplaît, me convient/me dérange » et/ou demander de l’aide à vos proches (conjoint, amis, famille), à un professionnel…,
  2. Faciliter/améliorer votre communication et donc vos relations avec vos enfants et votre conjoint qui peuvent parfois, avec le geste ou le mot de trop, payer les pots cassés d’une émotion dont ils ne sont pas responsables (période de stress, après une journée difficile…),
  3. Connaître vos besoins, vos envies et s’accorder du temps à soi pour un moment de liberté physique et psychique : avoir une activité sportive et/ou artistique, prévoir un moment bien-être/détente, se découvrir une passion, ne rien faire et rêver… pour s’évader et faire un break régulièrement, la régularité étant plus efficace que la durée du break,
  4. Identifier les situations qui vous épuisent au quotidien, que vous anticipez de façon négative (les devoirs, l’heure du bain…) pour trouver des solutions créatives, des alternatives, repenser votre organisation, impliquer conjoint et enfants, dès leur plus jeune âge, dans les tâches ménagères et lâcher prise sur des sujets qui n’en sont pas ! Vous ne pouvez pas tout contrôler, tout gérer ni régler les problèmes de toute votre famille. Laissez vos enfants faire leurs propres expériences qu’ils apprennent à faire des choix, développent leur autonomie et, ainsi, leur confiance en eux.
  5. Porter un autre regard sur les situations, les comportements et vos perceptions : vivre pleinement l’instant comme vos enfants et profiter des petits bonheurs du quotidien, ne pas dramatiser en généralisant une difficulté ou un incident, prendre du recul pour faire ressortir le positif afin de diminuer votre stress de parent. On peut voir un verre à moitié vide ou à moitié plein, on peut dire qu’un enfant est agité, hyperactif ou qu’il est dynamique, énergique, de même on ne peut pas dire d’un enfant qui a des difficultés en maths, qu’à l’école ça ne va pas…
  6. Éviter de réagir à « chaud »  ! Oubliez, en effet, cette mauvaise habitude de vouloir régler un problème à « chaud » sous peine d’être laxiste ou de baisser les bras. Sous l’effet de la colère, notre cerveau n’est physiologiquement plus capable de prendre de bonnes décisions, réfléchies et empathiques. Attendez tout simplement d’avoir retrouver votre calme pour aborder le sujet tranquillement avec votre enfant ou votre conjoint. Une fois ressourcé(e), détendu(e), vos idées seront plus claires, vous serez de nouveau disponible, à l’écoute et prêt(e) pour résoudre efficacement le problème.

Pour vous aider dans cette démarche qu’est la parentalité bienveillante, vous pouvez vous tourner vers le yoga, la sophrologie, la méditation de pleine conscience ou encore la Cohérence Cardiaque.

Prendre soin de son couple

La bonne entente dans le couple permet de mieux supporter le stress et de le diminuer. À l’inverse, une mésentente entre conjoints constitue une source de stress supplémentaire. Il est donc important de préserver son couple et d’en prendre soin. La parentalité bienveillante passe aussi par là !

 

Voici quelques conseils pour vous y aider :

 

  1. Nous sommes tous différents avec nos qualités, nos besoins, nos attentes mais aussi nos défauts, nos limites. Nous commettons également des erreurs, relativisez et acceptez vos défauts, vos fragilités, vos erreurs mais aussi ceux de votre conjoint(e) pour continuer à profiter pleinement de vos différences dans une relation gagnant-gagnant.
  2. Personne n’est capable de lire dans les pensées de l’autre alors boostez votre communication pour réussir à aborder tous les sujets même les plus sensibles, pénibles qui nécessitent parfois une remise en question, et à éviter les malentendus.
  3. Travailler sur ses émotions vous aidera également à améliorer votre communication pour que votre conjoint(e) n’ait pas à supporter vos sautes d’humeur !
  4. Limitez les attaques, les critiques et les généralisations (comme d’habitude, tu ne comprendras jamais, tu dis toujours la même chose…) qui mettent de l’huile sur le feu, sapent le moral et poussent à l’inaction. Essayez plutôt de valoriser les qualités et les efforts.
  5. Ayez une oreille attentive, dans les bons et les mauvais moments, sans être persuadé(e) de savoir ce que votre conjoint(e) veut dire. Essayez de comprendre le monde de votre conjoint(e) en lui posant des questions, en pratiquant une écoute active.
  6. La gratitude et les compliments font toujours du bien, aux petits et aux grands, y compris pour les tâches ménagères et parentales, notre « lot » quotidien ! D’ailleurs, comment ces tâches sont-elles réparties dans votre couple : de façon juste, convenant à chacun ?
  7. Planifiez des moments à deux, sans enfants et sans écrans (sauf si vous avez envie de regarder un film ensemble !) : essentiel pour se retrouver, entretenir la complicité et faire le plein d’énergie !
  8. Soyez en phase dans l’éducation des enfants pour favoriser leur développement et leur bien-être : valeurs éducatives (autonomie ou surprotection, coopération ou compétition…), autorité parentale en prenant le soin de ne pas dénigrer ni contredire votre conjoint(e) devant vos enfants qui n’en louperont pas une miette !
  9. Et bien sûr, gardez votre sens de l’humour et de l’autodérision 😉

Favoriser une relation positive avec votre  enfant

Quoi de plus logique finalement pour donner tout son sens à votre rôle de parent ?!  Oui, vous aimez vos enfants et oui, c’est dur d’être parent. On n’a pas de mode d’emploi, on fait de son mieux et parfois on perd patience, on crie, on dit des choses que l’on regrette ensuite… ! Tous les parents connaissent ces situations et ces mêmes difficultés. Ne vous fiez pas aux apparences. Vous n’êtes pas différents des autres alors inutile de vous saper le moral en vous comparant à vos amis, vos frères et sœurs ou encore aux autres parents d’élèves. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs : tous les autres parents ne font pas mieux que vous !

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Vous aurez également à supporter les commentaires et remarques toujours bienveillantes et fort sympathiques d’illustres inconnus dans la rue, dans un magasin ou encore ceux d’un enseignant bien intentionné, d’un animateur etc. Là encore, chaque parent aura son moment de gloire ! Pourtant, c’est bien vous qui connaissez votre enfant, c’est aussi vous qui vous efforcez de faire de votre mieux. Alors ne vous laissez pas déstabiliser dans vos compétences de parent, laissez couler ces remarques sur vous telle l’eau sur les plumes du canard… et gardez votre cap : quel est votre principal objectif en tant que parent ? La parentalité bienveillante c’est aussi ne pas se soucier du regard des autres et se faire confiance.

 

Pour garder un état d’esprit positif sur votre vie de parent et atteindre votre objectif :

 

  1. Ne cherchez pas à être un parent parfait : fuyez cette quête de la perfection, de l’idéal qui peut vous conduire au burn out parental. Pour vous libérer de cette pression nuisible, servez-vous de vos erreurs pour en faire quelque chose de positif et montrez l’exemple à vos enfants pour qu’ils puissent apprendre en vous observant !
  2. Soyez indulgent avec vos enfants et avec vous-même :
    • Laissez du temps au temps, les apprentissages prennent du temps ! Alors armez-vous de patience et fixez vos limites, vos règles, adaptées à l’âge de vos enfants, et qui définiront pour eux un cadre clair et sécurisant.
    • Faites confiance à vos enfants pour trouver des solutions à leur problème ce qui vous évitera de culpabiliser à tout va, de faire à leur place et permettra à vos enfants de développer leur autonomie ainsi qu’une meilleure estime et confiance d’eux-mêmes.
  3. Limitez les temps d’écran : ils influencent de façon négative le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l’imagination…. Serge Tisseron préconise la règle « 3-6-9-12 » avec notamment aucun écran avant 3 ans ou, en tout cas, le moins possible.
  4. Impliquez vos enfants : dans votre vie de parent, lors de la préparation des repas par exemple, pour partager des moments de qualité ensemble et les rendre progressivement autonomes,
  5. Partagez le soir avec vos enfants, lors du dîner ou au coucher, le meilleur et le moins bon moment de votre journée,
  6. Notez, une fois par jour, dans un journal de bord, au moins un moment positif (ou à défaut serein) que vous avez passé avec chacun de vos enfants. À faire de préférence au coucher, pour finir sur une note positive que votre cerveau le mémorise bien !
  7. Plongez-vous régulièrement dans les albums photos pour vous souvenir, avec vos enfants, des bons moments passés ensemble,
  8. Participez à des formations de parentalité bienveillante comme la Discipline Positive : d’une part, vous serez surpris(e) de constater que finalement tous les parents sont dans le même bateau. Et d’autre part, vous découvrirez des outils concrets pour inviter, avec bienveillance, vos enfants à coopérer, gagner en autonomie, se responsabiliser… tout en prenant soin de vous !

Pour aller plus loin, je vous invite également à (re)découvrir les recettes du bonheur danois. Les Danois sont, en effet,  depuis plus de 40 ans les champions des classements sur le bonheur. Je vous en parle ICI.

Le bonheur danois : quelles sont leurs recettes ?

Le bonheur danois, vous en avez déjà entendu parlé ? Et pourtant depuis plus de 40 ans, le Danemark arrive presque toujours en tête des classements internationaux sur le bonheur. Oui, vous avez bien lu, le Danemark, ce pays où il fait froid 9 mois sur 12 et où la nuit tombe à 15h en hiver…. Dans une étude du British Medical Journal de 2006, 66% des Danois se déclaraient  « très satisfaits de leur vie » contre 30% en France. Alors quelles sont les recettes du bonheur danois ?

Je viens de lire Heureux comme un Danois de Malene Rydahl pour lequel j’ai eu un vrai coup de cœur. Malene Rydahl nous livre les 10 clés du bonheur danois. Rafraîchissant, inspirant et tellement positif, ce livre nous permet de réfléchir pour progresser dans notre quête du bonheur avec nos enfants. Dans ces conditions, je me devais de le partager avec vous. 😀

Malene Rydahl, née au Danemark, vit depuis 20 ans en France. Elle s’est interrogée sur le bonheur danois et nous livre, dans Heureux comme un Danois, 10 recettes pour nous aider dans notre quête du bonheur. Car oui, le bonheur se construit.

1) Faire confiance

78% des Danois font confiance à leur entourage contre 25% en France. La confiance est inversement proportionnelle au thermomètre, ainsi les pays d’Afrique, d’Amérique latine et le Brésil se situent tout en bas de l’échelle de la confiance. Or comme le dit Malene Rydahl  « C’est plus facile de respecter les règles quand on pense que les autres le font aussi. » Faire confiance c’est important d’un point de vue collectif mais également dans la quête du bonheur. Les chercheurs sont unanimes et l’ONU le confirme : faire confiance rend heureux en permettant la tranquillité d’esprit et de nombreuses économies (les frais d’avocats, la corruption, les contrôles réduits au minimum…). Ainsi au Danemark, quand les parents vont au restaurant ou au café, ils ont l’habitude de laisser leur bébé dans leur poussette à l’extérieur et personne ne s’en étonne. Personne ne les surveille et en même temps tout le monde les surveille. Une Danoise a fait la même chose à New York, elle a été arrêtée et accusée de négligence et d’abandon, son bébé lui a été retiré pendant 3 ou 4 jours !

2) Un système éducatif pensé pour développer l’autonomie, la curiosité et l’estime de soi

Le Danemark opte pour l’apprentissage par l’expérimentation plutôt que de recevoir passivement des connaissances. Cette approche correspond tout à fait à la pédagogie Montessori. Le système éducatif danois vise également à développer la personnalité des élèves afin qu’ils puissent choisir un métier qui leur convienne et qui ait du sens en favorisant ainsi le bonheur personnel. L’objectif n’est pas d’être le meilleur ni de promouvoir l’élitisme, l’enseignement danois valorise chaque enfant à travers ses compétences et sa personnalité pour qu’il ait sa place et son utilité dans la société. Si on analyse le système éducatif danois sous l’angle de la Discipline Positive, on se rend compte qu’il répond précisément aux 2 besoins fondamentaux des enfants : celui d’appartenir et de contribuer à un groupe. En Discipline Positive, l’être humain est un être profondément social. Ainsi la plupart des étudiants danois se sentent libres de choisir leur avenir sans pression ni des parents ni de la société. Ils privilégient à l’unanimité un métier qui leur plaît plutôt qu’un métier qui leur permettra de gagner beaucoup d’argent.

3) Un sens de l’autonomie développé pour être libre

Les jeunes Danois se donnent les moyens d’acquérir leur indépendance. Ainsi près de 70% des 13-17 ans au Danemark ont un job en dehors de l’école pour dépasser les 80% à partir de 17 ans, contre seulement 47% en France. Ils sont également nombreux à avoir leur propre compte bancaire. La première motivation des jeunes Danois est de pouvoir se payer des activités de loisirs et gagner une forme d’indépendance/d’émancipation vis-à-vis de leurs parents. Dès 18 ans, les jeunes Danois quittent leurs parents, le Danemark détient d’ailleurs le record mondial : entre 18 et 24 ans, ils ne sont plus que 34% à vivre chez papa-maman et 62% en France.

4) Avoir la possibilité de choisir sa vie

Le « rêve américain » c-à-d la capacité d’une nouvelle génération à faire mieux  que la génération de ses parents ou différemment est plus facile au Danemark qu’aux États-Unis ! D’après l’OCDE, ce sont les sociétés les plus égalitaires, comme celle du Danemark, qui permettent l’ascension sociale. Au Danemark, l’enseignement supérieur est gratuit et l’Etat verse des bourses d’études à tous les étudiants danois, sans condition de ressources. Le parcours reste néanmoins plus compliqué mais possible, lorsqu’un enfant vient d’un milieu défavorisé (difficultés affectives, manque de soutien, d’informations…). Dans le « rêve américain » version danoise, il ne s’agit pas de gagner le plus d’argent possible mais de vivre librement, d’avoir la liberté de choisir sa vie.

5) Avoir des rêves réalistes

Les Danois ont des attentes moins élevées qu’ailleurs. Ils n’espèrent pas être les meilleurs ni gagner. Leurs attentes sont mesurées et associées à beaucoup de modestie. Cette observation me rappelle un passage du livre La Discipline positive de Jane Nelsen :  « La perfection est une attente qui pèse lourd sur les épaules de l’enfant qui s’élance sur le chemin des apprentissages. Le « jamais à la hauteur », la course du « toujours mieux » risquent d’éteindre la motivation de l’enfant…. » Ce qui ne veut pas dire ne pas avoir de rêves ni d’idéaux.

6) Être solidaire rend heureux

Les Danois sont très attachés à leur État Providence et à leur système fiscal alors que la pression fiscale y est la plus élevée au monde. Pour 66% des Danois, le niveau des impôts est juste, 12% estiment même qu’ils n’en paient pas assez contre seulement 20% (72% en France) qui estiment en payer trop. Alors pourquoi ? Les Danois ont confiance dans le bon usage qu’en fait leur gouvernement : éducation, santé, services publics, transports. En France, 74% de la population estiment contribuer plus au système qu’ils n’en retirent d’avantages et 88% pensent que les recettes fiscales sont mal utilisées.

Les Danois ont envie de partager à condition que chacun joue le jeu et respecte les règles. Ainsi les chômeurs, qui sont bien indemnisés, participent à la vie de la cité en réalisant des missions pour le bien collectif : nettoyer les rues, les parcs, aider les personnes âgées….

Tous les Danois se sentent véritablement investis d’un projet commun qui implique de respecter les règles et de faire preuve de civisme (traverser au feu rouge, participer aux élections législatives).

7) Concilier vie privée et vie professionnelle

Selon les dernières études de l’OCDE, le Danemark est le pays qui a le mieux réussi à instaurer un équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Les Danois passent un peu moins de 8 heures sur leur lieu de travail alors que la moyenne des autres pays de l’OCDE est de 9 heures. Ils disposent de 5 semaines de congés annuels et lorsque leur enfant tombe malade, les Danois peuvent rester le premier jour à la maison avec leur enfant sans que ce jour d’absence ne soit décompté de leurs congés. Ils ont également une flexibilité des horaires de travail et cela ne choque personne lorsqu’un parent (et notamment  les papas), part à 16h pour aller chercher des enfants à l’école. Les entreprises danoises se montrent très compréhensives. Pour les Danois occupant des postes à responsabilités, 6 cadres sur 10 sont amenés à travailler le soir et le week-end chez eux. Les 2/3 des cadres sont satisfaits de leur équilibre entre leur vie privée et leur travail et dans le tiers restant, plus de la moitié envisage de changer de travail pour parvenir à un meilleur équilibre. Cet équilibre est essentiel pour les Danois. La famille et les loisirs occupent donc une place importante. Les Danois ont l’habitude de dîner, en famille, à 18h et de partager en famille ou avec des amis proches des moments intimes, chaleureux, en toute simplicité pour se sentir bien, avec des bougies et de quoi boire et manger : les hygges. C’est un concept propre au Danemark et particulièrement important dans leur culture. C’est l’occasion en famille  de regarder des films et faire des jeux de société.

Le besoin d’être ensemble (en famille, entre amis, relations sociales, dans des associations comme bénévole) et l’amour des Danois pour leur pays sont particulièrement développés. Il est clair que les Danois parviennent à satisfaire leur besoin d’appartenir et de contribuer. Ces 2 besoins sont fondamentaux pour le bien-être de tout à chacun et constituent l’un des principes de la Discipline Positive.

8) Gagner beaucoup d’argent, pour quoi faire ?

Les Danois privilégient un métier qui fait sens pour eux et qui leur apporte du plaisir. Malene Rydahl le résume ainsi : les Danois « accordent plus d’importance à trouver leur voie qu’à cultiver leur portefeuille. » D’ailleurs, c’est bien connu l’argent ne fait le bonheur à condition, bien sûr, que les besoins fondamentaux soient couverts.… Ainsi « l’augmentation de la richesse dans le monde ces 30 dernières années n’a pas eu d’effet sur le bonheur exprimé par les différentes populations. » L’être humain s’habitue très vite à une nouvelle situation favorable (une promotion, gagner au loto…), une nouvelle acquisition, un nouveau bien matériel : la joie du début retombe très vite à son niveau initial. Le plus grand danger c’est la comparaison qui engendre des frustrations. On met le doigt dans un cercle vicieux dont il est difficile de se sortir : il y aura toujours des gens qui auront plus.

9) Être modeste en toutes circonstances

L’idée générale se résume ainsi « il ne faut pas croire que l’on est meilleur que les autres ou penser que l’on peut leur apprendre quelque chose. » Les Danois préfèrent privilégier les moments agréables, conviviaux et le fair play plutôt que chercher à gagner ou encore se démarquer à tout prix. La modestie permet également aux Danois de reconnaître leurs faiblesses. Ainsi, au Danemark, la dépression n’est pas un sujet tabou ni honteux (1 Danois sur 12 consomme des anti-dépresseurs).

10) L’égalité hommes-femmes

Les femmes et les hommes sont habitués à participer aux tâches ménagères sans distinction de sexe. Le congé maternité en est une belle illustration. Il est de 52 semaines (ça fait rêver, non ?!) :
– 18 semaines sont réservées aux femmes,
– les papas ont droit à 2 semaines après l’accouchement,
– quant aux 32 semaines restantes, elles peuvent être réparties entre les conjoints comme bon leur semble.

Cette égalité hommes-femmes est inculquée dès l’enfance et permet :
– aux femmes de s’épanouir dans leur carrière professionnelle et leur vie de famille,
– aux hommes de profiter pleinement de leur rôle de père.

J’espère que ces 10 recettes du bonheur danois vous aideront dans votre quête personnelle du bonheur et qu’elles pourront vous guider avec vos enfants : quel parent souhaitez-vous être, quelles valeurs avez-vous envie de transmettre à vos enfants et comment… ?

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Prendre soin de son couple après l’arrivée d’un bébé

Pour clôturer notre trilogie sexo sur les difficultés pendant et après la grossesse, le Dr Catherine Solano, médecin, sexologue et auteur, nous livre dans ce dernier épisode, ses conseils pour prendre soin de son couple après l’arrivée d’un bébé.

L’arrivée d’un bébé dans un couple est une merveilleuse nouvelle qui est également synonyme d’un grand bouleversement pour le couple et nécessite beaucoup d’adaptations : la fatigue, le manque de disponibilité, chacun doit trouver sa place de parent, gérer sa nouvelle organisation (les horaires, la répartition des tâches…), récupérer de ses nuits blanches ou presque… ! Ne croyez pas que tout sera comme avant, votre vie va changer alors comment réussir à prendre soin de son couple ?
Avec l’arrivée de votre bébé et l’amour que vous aurez pour lui, vous aurez envie de passer du temps avec lui, vos priorités vont changer. Pensez que vous allez garder la même vie qu’avant est illusoire. Pas si simple de passer d’une vie à 2 à la vie de famille et de prendre soin de son couple. Il vaut mieux accepter et anticiper ces changements pour pouvoir s’y adapter.

Pour prendre soin de son couple, voici le top 5 des conseils du Dr Solano :

 

1) Cultivez votre couple pour un bébé heureux 


Souvent lorsque l’on a un nouveau-né, la priorité c’est l’enfant (plutôt que le conjoint) et c’est bien normal puisqu’il n’est pas du tout autonome. Il a un besoin vital de ses parents. Pour qu’un enfant soit heureux, qu’il soit tout petit ou un peu plus grand, l’idéal est que ses parents soient heureux ensemble. Ce bonheur, cette harmonie sont ressentis par l’enfant. Ainsi, indirectement, en investissant dans votre couple, vous donnez également du bonheur à votre bébé. Si vous chouchoutez votre bébé, vous le câlinez, vous passez du temps avec lui mais que vous n’êtes pas heureux avec votre conjoint(e), il ne le sera pas non plus. Un couple heureux constitue l’environnement idéal pour un enfant.

 

2) Planifiez des moments à deux 


Apprenez à vous organiser pour avoir un temps privilégié en couple, ce qui ne veut pas obligatoirement dire prendre une baby-sitter pour sortir mais par exemple coucher votre  ou ses enfant(s) plus tôt pour avoir une soirée à 2. Vous notez dans votre agenda ce moment pour réserver votre soirée : vous rangez les écrans, vous oubliez les tâches du quotidien et vous profitez de ce rendez-vous à 2 pour vous retrouver, que ce soit pour un câlin, reprendre votre vie sexuelle, organiser vos prochaines vacances ou, tout simplement, vous parler.

 

3) Prenez soin de vous 


Accordez-vous du temps, un moment de repos pour récupérer de la fatigue accumulée en vous centrant sur l’essentiel. On veut souvent trop bien faire pour ses enfants, on se met alors beaucoup de pression et au final, c’est le couple qui en pâtit et par ricochet l’enfant, si vous êtes de mauvaise humeur, fatigué(e) ou énervé(e). Les journées ne font que 24 heures alors organisez-vous mais n’oubliez pas votre moment à vous.

 

4) Boostez votre communication 


Les femmes sont tournées vers leur bébé à qui elles donnent beaucoup d’affection et d’attention. Le conjoint peut parfois se sentir délaissé et avoir du mal à trouver sa place. Par ailleurs, pour certaines femmes, la reprise du travail peut être vécue comme un véritable déchirement. L’attachement mère-bébé qui se construit au fil des semaines et la séparation imposée par la reprise d’une activité professionnelle peut être la source de grandes souffrances. Choisir de prendre un congé parental, pour des raisons financières ou pour consacrer plus de temps à son bébé, peut également susciter de nombreuses interrogations. Ce choix peut être difficile à faire, à vivre et occasionner un fond de culpabilité. Ces difficultés sont inhérentes aux premiers mois de la vie de parent. Pour un couple qui communique bien, qui est proche, ces adaptations vont se faire facilement mais pour les couples ayant davantage de difficultés à écouter, à communiquer sur leurs désirs, leurs besoins ou leurs limites, la naissance d’un bébé peut compliquer la situation et révéler des tensions.
N’attendez pas que votre conjoint(e) vienne à vous, essayez d’aller vers elle/lui pour mieux l’aider, et vous aider.

 

5) Informez-vous, ne restez pas isolé(e)s 


Si vous êtes confronté(e)s à une difficulté, par exemple si votre enfant a des problèmes de sommeil : lisez des livres sur le sujet, parlez-en à votre médecin, participez à des groupes de parents mais ne restez pas seuls avec votre problème.

Pour en savoir plus, le Dr Solano est l’auteur des livres : Les trois cerveaux sexuels (éditions Robert Laffont), La mécanique sexuelle des hommes, ou le petit traité du savoir éjaculer (Pocket), La mécanique sexuelle de l’érection (Pocket), Les clefs de la séduction féminine (éditions Doctical).

Reprise de la sexualité après un accouchement

La reprise de la sexualité après l’accouchement peut prendre du temps et susciter beaucoup de questions et d’inquiétudes. Dans ma trilogie sur la thématique grossesse, bébé et les impacts sur la sexualité dans le couple, le Dr Catherine Solano, médecin, sexologue et auteur, nous aide à y voir plus clair pour comprendre les difficultés des couples et nous donne des conseils pour facilité la reprise de la sexualité après un accouchement.

 

Dr Solano, quelles sont les appréhensions / difficultés fréquemment rencontrées dans les couples ?

 

Les hommes appréhendent beaucoup que leur femme ne s’occupe plus d’eux après la naissance de leur bébé, leur attention étant alors tournée vers leur bébé. Après un accouchement, il faut attendre au minimum 5 semaines pour la reprise de la sexualité, et encore en restant optimiste. Physiologiquement la femme a en effet besoin de temps pour récupérer :

  • les tissus intimes ont été très étirés au cours de l’accouchement,
  • les saignements sont abondants,
  • la cicatrisation d’éventuelles déchirures ou de l’épisiotomie demande un certain temps (parfois plusieurs mois),
  • l’utérus n’a pas encore repris sa forme initiale,
  • la chute des hormones (oestrogènes) entraîne une sécheresse vaginale, et l’augmentation de l’hormone prolactine une absence de désir.

Enfin on peut également rajouter la fatigue liée au manque de sommeil imposé par le rythme de bébé, qui n’aide pas non plus la reprise de la sexualité. On comprend mieux pourquoi les femmes ont besoin de temps ! Par ailleurs, les mamans ont beaucoup leur bébé dans les bras (c’est un besoin vital pour le bon développement de l’enfant) et ces contacts rapprochés comblent une partie de leur besoin de contacts corporels.

A travers le monde et selon les cultures, la reprise de la sexualité peut être proscrite entre 5 semaines jusqu’à 3 mois après l’accouchement. Donc pas de panique si durant les 6 mois qui suivent l’accouchement, la sexualité n’est pas au beau fixe, voire impossible, c’est normal ! Cela ne signifie pas que les femmes n’ont pas de désir, ou n’aiment plus leur partenaire mais il faut leur laisser du temps pour retrouver leur équilibre et leur énergie. Le désir peut mettre du temps à revenir et il faut parfois un an à une femme pour retrouver un désir comme auparavant.

Mesdames, ne culpabilisez pas !

  1. vous avez déjà porté votre bébé pendant 9 mois avec tous les désagréments que peut occasionner la grossesse,
  2. vous avez accouché et supporté les douleurs qui vont de pair,
  3. vous vous levez la nuit nous nourrir votre bébé et le changer, vous êtes épuisée,
  4. vous n’avez plus 1 minute à vous,
  5. vous allaitez et ce n’est pas si simple,
  6. votre corps s’est transformé, vous pouvez ne plus vous sentir aussi désirable, ce qui peut bloquer le désir, (quelques kilos en trop, des vergetures, des hémorroïdes, les seins lourds, les cheveux qui s’éclaircissent…).

Comment le vivez-vous ? Ce n’est pas si simple ! Vous avez bien le droit à un peu de répit ! Prenez soin de vous pour pouvoir vous occuper de votre famille.

Messieurs, je suis sûre que vous serez d’accord avec moi ?!

Indépendamment de la naissance d’un bébé, le désir dans un couple change avec le temps : la phase passionnelle qui accompagne le début d’une relation évolue. Un de mes patients m’avait raconté qu’avec l’accouchement de sa femme, il avait eu l’impression qu’elle avait changé et qu’il avait dû la séduire à nouveau comme si c’était une nouvelle femme. Les couples, qui sont déjà ensemble depuis quelques années (5 ou 10 ans par exemple), ne peuvent plus fonctionner comme au début de leur rencontre dans une sexualité pulsionnelle. Ils doivent remettre en place une relation. Les jeunes couples ayant programmé une grossesse tout de suite après leur rencontre et se connaissant depuis seulement quelques mois ont plus de facilité à conserver un désir intact après un accouchement par rapport aux couples ayant attendu 10 ans pour mettre en route une grossesse !

 

Dr Solano, quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes parents pour les aider dans la reprise de la sexualité après un accouchement ?

 

1) Mesdames, accordez-vous du temps

Prenez le temps de vous retrouver et retrouver la forme :

  • faire votre rééducation du périnée pour renforcer votre tonicité vaginale,
  • perdre les kilos qui vous gênent,
  • vous pomponner pour votre homme.

Pensez aussi que si votre bébé demande beaucoup d’attention, votre homme aussi est un enfant (en partie seulement !), il est précieux et il a besoin de vous.

2) Messieurs, chouchoutez votre femme

Soyez attentifs et attentionnés, votre femme vous en sera reconnaissante même si elle n’a pas de désir tout de suite.

3) La reprise de la sexualité

Utilisez des gels lubrifiants pour pallier la sécheresse vaginale due aux variations hormonales. Si la reprise de la sexualité s’accompagne de douleur, n’insistez pas. Une femme peut développer un réflexe de peur, appréhender d’avoir mal la fois suivante, ce qui entraîne une contraction réflexe des muscles autour du vagin, avec une douleur à la pénétration. Or, quand ça fait mal, le désir ne revient pas. Pour éviter de tomber dans ce cercle vicieux qui constitue un frein à une reprise de la sexualité, l’utilisation de gels lubrifiants est importante.

Enfin, la sexualité ne se résume pas à la pénétration. Les caresses rapprochent également, elles permettent de se donner mutuellement du plaisir jusqu’à l’orgasme. Les caresses peuvent vous permettre de retrouver votre complicité et votre intimité.

Pour en savoir plus, le Dr Solano est l’auteur des livres : Les trois cerveaux sexuels (éditions Robert Laffont), La mécanique sexuelle des hommes, ou le petit traité du savoir éjaculer (Pocket), La mécanique sexuelle de l’érection (Pocket), Les clefs de la séduction féminine (éditions Doctical).