L’amour parental : quel est le langage de votre enfant ?

L’amour parental c’est cet amour véritable et inconditionnel que l’on porte à son enfant : il n’attend rien en retour, il est sans condition. L’image, que cet amour parental lui renvoie, va permettre à notre enfant de prendre conscience de sa valeur et de développer son estime de soi. L’amour parental est, en effet, un levier d’encouragement fondamental pour aider notre enfant à bien grandir et à bien se développer.

Gary Chapman a identifié 5 langages d’amour or chacun d’entre nous, parent et enfant, avons notre langage d’amour préféré. Ainsi, dans le livre « Langages d’amour des enfants », Gary Chapman & Ross Campbell nous expliquent que les enfants ne parlent pas tous le même langage d’amour mais aussi que notre langage d’amour, celui que nous parlons couramment, n’est pas forcément le leur. Faute de quoi, leur réservoir d’amour parental ne serait pas rempli ce qui expliquerait, en grande partie, les problèmes de comportement des enfants.

Alors êtes-vous sûre) de connaître le langage d’amour de votre enfant ? Etes-vous sûr(e) de parler la même langue ? Son réservoir d’amour parental est-il bien rempli ?

 

L’AMOUR PARENTAL : UN BESOIN VITAL

L’amour parental répond à un besoin vital des enfants, ce qui a été prouvé. Privé d’amour parental, l’enfant est en grande insécurité, il sécrète de façon excessive une hormone de stress, le cortisol, entraînant une atrophie du cerveau. L’enfant présente alors un comportement pseudo-autistique.

Ce besoin d’amour parental est présent dès la naissance. Un bébé a faim ? Ses parents le nourrissent. Il a froid ? Ses parents le réchauffent. Le bébé comprend que les soins que ses parents lui donnent, font disparaître les sensations désagréables qu’il ressent. Il réalise aussi que ses parents sont à l’origine de ce bien-être, qu’ils lui apportent une protection affective et bienveillante, un contact physique qui le sécurise. Il en vient, alors, à leur faire confiance et à rechercher leur présence. Ce lien s’appelle le lien d’attachement et il est fondamental pour le bon développement émotionnel et psychosocial du nouveau-né. Le lien d’attachement sécurise l’enfant intérieurement et lui donne l’envie d’aller explorer le monde qui l’entoure. Il renforce la confiance profonde de l’enfant, son estime de lui-même, sa capacité à interagir pour créer des relations avec autrui et son aptitude à découvrir le monde.

Tant que notre enfant est bébé, il est relativement simple de combler son besoin d’amour parental mais lorsque notre enfant grandit, que son tempérament s’affirme cela devient plus difficile. Manifester notre amour parental quand les disputes, les colères, l’opposition etc. s’en mêlent, pas si simple ! Nous savons que nous aimons notre enfant, quoi qu’il se passe, mais est-ce que notre enfant ressent pleinement notre amour parental ? Lui avez-vous déjà poser la question ?
Si la réponse est non, faites le test, vous pourriez être surpris(e) !

Alors quelles sont les 5 façons de transmettre notre amour à notre enfant ?

 

LES 5 LANGAGES D’AMOUR PARENTAL

 

1) Les contacts physiques

Bien sûr ! Un câlin, une main posée sur l’épaule ou sur le bras, se donner la main, passer la main dans les cheveux… entraîne la sécrétion d’ocytocine, également appelé l’hormone du bien-être, chez l’enfant et le parent. Ce serait dommage de vous en priver !

 

2) Les paroles valorisantes

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L’amour parental c’est cet amour véritable et inconditionnel que l’on porte à son enfant : il n’attend rien en retour, il est sans condition. L’image, que cet amour parental lui renvoie, va permettre à notre enfant de prendre conscience de sa valeur et de développer son estime de soi. L’amour parental est, en effet, un levier d’encouragement fondamental pour aider notre enfant à bien grandir et à bien se développer.Les mots tendres, les compliments, les encouragements… qui vont atteindre directement le coeur de votre enfant, à condition qu’il y soit sensible. Veillez, néanmoins, à ne pas « résumer » votre enfant à son comportement afin de lui transmettre votre amour parental, de façon inconditionnelle : « J’aime ce que tu as fait ou je n’aime pas ce que tu as fait mais toi, je t’aime. » ! Les mots employés sont évidemment importants mais pensez également à la tonalité de votre voix, à votre regard, votre gestuelle qui accompagnent les mots.

3) Les moments de qualité

Ce sont ces moments au cours desquels vous vous consacrez exclusivement à votre enfant, où rien ne peut venir vous déranger, pas même votre portable. 😉 Il s’agit de se retrouver autour d’une activité, une sortie, un jeu… qui plaise autant  à votre enfant et qu’à vous. Pour les jeunes enfants qui ne savent pas encore se repérer dans le temps, prévoyez au moins 15 minutes par jour en tête-à-tête puis, jusqu’à l’adolescence : 30 minutes à 1 heure par semaine et, à partir de l’adolescence, planifier des rendez-vous mensuels. Dans ces moments, votre enfant a le sentiment d’être la personne la plus importante au monde.

4) Les cadeaux 

Les cadeaux traduisent, d’une part, le temps que vous avez passé pour le choisir afin de faire plaisir à votre enfant et, d’autre part, matérialisent votre amour parental. Les enfants qui parlent ce langage sont particulièrement sensibles au paquet cadeau et à la façon dont le cadeau lui est remis. Attention cependant, il ne s’agit pas de couvrir votre enfant de cadeaux ni de combler un manque par ce biais.

5) Les services rendus  

Votre enfant vous demande régulièrement de lui préparer son plat préféré, il aime que vous soyez à ses côtés lorsqu’il fait ses devoirs, il vous sollicite pour réparer son jouet etc. Attention, les services rendus doivent tenir compte de l’âge de l’enfant : il ne s’agit pas de faire à sa place. Vous courez, en effet, le risque de lui supprimer une opportunité d’apprentissage. Par ailleurs, les services rendus ne doivent pas représenter une contrainte supplémentaire pour vous, parent !

Alors, quel est le langage d’amour parental de votre enfant ? Correspond-il à celui que vous pratiquez au quotidien ?

Si ce message résonne en vous, que vous souhaitez aller plus loin et pratiquer la parentalité positive pour démarrer une nouvelle vie avec vos enfants, découvrez mon programme Le Parent Positivement ImparfaitVous n’imaginez pas à quel point votre vie va changer !

 

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L’empathie : comment se développe-t-elle ?

J’ai récemment assisté à une conférence passionnante sur l’empathie donnée par Serge Tisseron. Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste, docteur en psychologie et l’auteur de nombreux livres, représente l’empathie sous la forme d’un bateau avec 3 niveaux. Asseyez-vous confortablement, vous allez devenir incollable sur le sujet ! Mais commencez par répondre à ce quizz sur l’empathie (si ce n’est pas déjà fait) avant d’aller plus loin.

L'empathie comment se développe-t-elle

 

Les différentes composantes de l’empathie

1. L’empathie directe (la coque du bateau)

Tous les êtres humains ont spontanément la capacité de développer les 3 formes d’empathie constituant l’empathie directe.

L’empathie émotionnelle (fenêtre d’opportunité entre 1 et 3 ans) c’est le partage émotionnel qui se met en place chez le bébé vers l’âge de 1 an. Le bébé est alors capable de percevoir l’émotion de l’autre (son adulte de référence en général) sans se confondre avec lui : « je vois que tu es content et je ne suis pas content »«  je vois que tu es triste et je ne suis pas triste ».
Avant l’âge de 1 an, le bébé imite l’expression émotionnelle de l’adulte grâce aux neurones miroirs : si on tire la langue à un bébé, on sait qu’il est capable de tirer la langue, si on fait une grimace, il essaie de l’imiter même s’il n’y arrive pas toujours parce qu’il a encore un mauvais contrôle moteur des muscles du visage. Le bébé éprouve alors les émotions de l’adulte mais il ne fait pas de nette distinction entre ce qu’il éprouve et ce que l’autre éprouve.
A partir de 1 an, le bébé décide de prendre l’initiative de proposer des émotions à son interlocuteur : il n’embraye plus sur les émotions d’autrui, il est celui qui essaie d’influencer les émotions d’autrui. Votre bébé ne devient pas capricieux ! C’est une étape très importante de son développement, il essaie d’être un agent actif des émotions d’autrui. Cette capacité se met difficilement en place dans l’autisme et, en cas de carences éducatives, c-à-d lorsque les interactions avec un adulte sont trop pauvres. C’est le cas par exemple des enfants élevés devant la télévision, ils interagissent peu avec un humain et peinent à développer cette capacité.

L’empathie cognitive (fenêtre d’opportunité entre 3 et 5 ans) : aux alentours de 4 ans, l’enfant est capable de comprendre que l’autre a un monde intérieur différent du sien et qu’il peut éprouver différemment que lui, séparer les 2. L’empathie cognitive permet alors de prendre du recul par rapport à ce que l’on ressent, de rentrer dans la manipulation ou dans la compassion.

L’empathie mature (fenêtre d’opportunité entre 8 et 12 ans) : l’enfant est capable de se mettre émotionnellement à la place de l’autre.

Pour résumer ces 3 dimensions de l’empathie, Serge Tisseron prend l’exemple d’un échange entre 3 fillettes, Micky, Elsa et Lilou :
Micky, un matin, sur le chemin de l’école, voit qu’Elsa semble de très bonne humeur et lui dit « Je vois que tu as l’air très contente aujourd’hui. » (empathie émotionnelle).  Non seulement, elle s’intéresse à son amie mais elle sait, aussi, que toutes les deux se réjouissent souvent pour des raisons différentes. Elle lui demande donc « Que t’arrive-t-il ? » (empathie cognitive).
Elsa répond : « Ce soir, maman fait une tarte aux fraises et j’adore ça. ».
Micky lui répond : « Ah oui, c’est vrai tu aimes ce dessert que j’ai en horreur. Je ne te comprends pas ! ». Micky fait marcher son empathie cognitive mais elle n’a pas cette capacité à se mettre émotionnellement à la place de l’autre.
Lilou, elle, a cette capacité et dit : « Ah oui Elsa, je vois que tu es contente, je comprends que tu es contente parce que tu aimes la tarte aux fraises et comme il y en aura beaucoup pour toi, si j’étais à ta place, je serais très contente aussi. » (empathie mature).

2. L’auto-empathie

C’est l’empathie émotionnelle, cognitive et mature pour soi, la capacité à :

  • identifier ses propres émotions (empathie émotionnelle pour soi),
  • reconnaitre la cause de ses émotions (empathie cognitive pour soi),
  • changer de point de vue à l’intérieur de soi (empathie mature) c-à-d la capacité à reconnaître qu’on peut avoir différents points de vue sur un même problème. On peut être à la fois content et inquiet ou mécontent de quelque chose. C’est la complexité des émotions qui ne va pas toujours de soi. C’est parce que l’on accepte la multiplicité des points de vue à l’intérieur de soi, qu’on accepte la multiplicité des points de vue chez les autres. Cette capacité arrive vers 8-12 ans.

3. L’empathie réciproque

C’est la capacité à développer le sens moral, d’accepter que l’autre se mette à ma place comme je me mets à sa place : l’autre a le droit de vivre comme j’ai le droit de vivre, l’autre a le droit d’aimer d’autres personnes comme j’ai le droit d’aimer d’autres personnes…

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4. L’empathie intersubjective (la cheminée du bateau)

C’est la capacité de pouvoir accepter que quelqu’un, de préférence quelqu’un qui nous est proche, en qui on a confiance, puisse nous éclairer sur nous-mêmes de choses qu’on ignore. Il y a des gens qui font en sorte de ne jamais faire confiance :

soit parce qu’ils ont été mal menés dans leur confiance et ils se sont juré qu’ils ne referaient plus jamais confiance

soit c’est une difficulté qu’ils ont à faire confiance. Ils se disent si je fais confiance (empathie réciproque) alors je risque d’être manipulé.

C’est vrai, qu’on risque d’être manipulé quand on fait confiance mais, si on ne fait pas confiance, on risque d’être déçu. Si on ne fait confiance à personne, on finit par avoir une vie émotionnelle pauvre, vide, sans saveur. Faire confiance à priori, oui et retirer sa confiance au premier signal, ce qui impose beaucoup de vigilance et d’empathie cognitive. Ne pas accorder sa confiance les yeux fermés !

Qu’est-ce qui menace l’empathie ?

Les choses qui n’ont pas bien pu s’installer pendant la petite enfance avec le manque d’attention des parents et le numérique.

Un chercheur a montré qu’un bébé, confronté au visage immobile de sa maman, s’angoisse terriblement. Si l’expérience devait se répéter régulièrement, il pourrait perdre sa confiance dans le monde, avec le sentiment que personne ne s’intéresse à lui. La petite enfance est un espace où l’empathie peut être augmentée par l’attention des parents ou, au contraire, ruinée par le désintérêt de l’adulte pour le bébé.

Il a été démontré que les enfants de 2 ans 1/2 – 3 ans qui passent plus d’une heure par jour devant la télévision auraient ensuite, à l’âge de 13 ans, plus de difficultés à regarder dans les yeux. Ils préfèrent regarder leur téléphone mobile à défaut d’avoir regardé un adulte dans les yeux suffisamment souvent entre 2 et 3 ans. Ces enfants-là ont du mal à regarder un visage humain.

Comment cultiver l’empathie ?

À tout âge, le fait de témoigner de l’empathie à des proches ou à des non proches permet d’éveiller les enfants à l’empathie. Seuls les gens qui bénéficient d’empathie peuvent, à leur tour, faire bénéficier d’empathie d’autres personnes. C’est un principe de réciprocité fondamental au développement de l’empathie : si vous ne reconnaissez pas les cadeaux que les gens vous font pour vous remercier, vous empêchez le développement de l’empathie pour vous et pour les autres. Si votre enfant vous offre un petit cadeau, quelqu’il soit, acceptez-le avec une grande bienveillance parce que vous permettrez à votre enfant de développer son empathie réciproque.

Entre 8 et 12 ans, par : 

  • l’éducation artistique et culturelle en regardant un tableau ou en écoutant un morceau de musique, les enfants sont invités à éprouver des émotions, des sensations puis à les partager. Ils ont ensuite une compréhension de l’époque, du peintre, du compositeur, de la manière dont ça a été fait. En échangeant avec leurs camarades, leur famille, ils découvrent la multiplicité de voir les choses, une multiplicité des points de vue des autres.
  • l’éducation théâtrale en invitant les enfants à jouer alternativement les différents rôles dans une pièce pour développer la multiplicité des points de vues. Dès la maternelle, certains enfants veulent bien jouer le rôle de la victime mais pas celui d’un agresseur ce qui prouve que, tout petits, ils peuvent déjà être enfermés dans des postures.
  • les discussions familiales, la vie démocratique.

 

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L’échelle de Brazelton : comment se déroule la séance ?

Dans mon article Comprendre votre bébé avec l’échelle de Brazelton, je vous ai présenté l’échelle de Brazelton développée au début des années 1970, qui permet aux parents de décoder le comportement de leur bébé pour mieux y répondre. Le Pr T. Berry Brazelton, pédiatre internationalement reconnu et professeur à l’Université de Harvard, est un grand spécialiste du développement des bébés. Il est le premier à avoir considéré « le bébé comme une personne » avec son caractère propre et son tempérament individualisé.

Caroline Bastie-Galzi, psychologue clinicienne spécialisée dans le suivi des femmes enceintes, est l’une des rares praticiennes libérales en France, à utiliser l’échelle de Brazelton. 

Caroline nous explique comment elle utilise l’échelle de Brazelton au cours de ses entretiens « premiers sens » qui se font en 3 temps :

La passation

Elle peut se faire au cabinet ou à domicile, ce qui peut être plus simple pour l’organisation des parents avec leur bébé. Il est important que le bébé soit dans une pièce suffisamment chauffée et pas trop couvert afin que je puisse observer la couleur de sa peau qui est un indicateur de son état, que la lumière soit douce et qu’il soit à peu près à 1h de son repas pour que le bébé soit disponible.

En présence des parents, j’observe, avec un regard neutre, pendant une vingtaine de minutes maximum, les réactions du bébé à tous les stimuli que je lui propose. Le matériel utilisé se compose de :

  • un hochet,
  • une boîte à son,
  • une balle rouge : les nouveaux-nés voient en noir et blanc mais ils sont attirés par les couleurs lumineuses,
  • une clochette,
  • une petite lampe.

Le matériel est présenté au bébé dans un ordre précis et au moment où il est prêt. Je suis en empathie complète avec le bébé c-à-d que je me connecte avec lui, pour m’adapter à lui, voir ce que je peux lui proposer et comment il va répondre.

Le bébé a 6 états :

  • le sommeil profond,
  • le sommeil léger,
  • l’éveil,
  • l’éveil attentif et calme,
  • l’état agité,
  • les cris et les pleurs.

J’essaie de voir ce qui permet au bébé d’être dans l’état d’éveil attentif et calme. Comment il va réagir à ce qui se passe autour de lui, aux stimuli de son environnement ? Quel stimulus va lui plaire ou lui déplaire et comment il va se comporter ? Qu’est-ce qui fait qu’il peut dépasser cet éveil, passer d’un état à un autre: s’endormir ou bien s’énerver et pleurer ? A partir de quand il aura trop de stimulation ? Il n’y a pas de bon ni de mauvais score, ni des bébés qui réussissent et d’autres qui échouent : ça n’existe pas. Ce qui compte c’est comment le bébé réagit, est-ce qu’il est intéressé ?

le but de cette méthode est de mettre en avant les compétences du bébé, ce qu’il aime, comment il s’autorégule, comment il exprime que ça ne va plus, quand il va commencer à pleurer et comment il s’apaise.

Est-ce qu’il est capable de s’apaiser seul si on lui laisse le temps de le faire (quelques secondes pas plus !) et pour combien de temps ? Est-ce qu’il a besoin de la voix, d’une main rassurante sur le torse ou au contraire est-ce qu’il a besoin des bras et du bercement ?

J’ai donc besoin de beaucoup de concentration. Je demande aux parents de me poser leurs questions en début ou en fin de séance. En parallèle je verbalise tout ce qui se passe, pour le bébé, et ce qu’il est en train de montrer. Ainsi les parents peuvent également comprendre. Je leur explique également en amont que leur bébé risque de pleurer et que ce n’est pas grave puisque je vais mettre en place des choses pour lui permettre de se calmer.

J’encourage les papas à être présents pour qu’ils puissent voir tout ce que leur bébé est déjà capable de faire. Il peut alors y avoir une interaction, une rencontre, un lien qui se crée.

L’analyse des observations

Après cette séance de passation, je reprends toutes mes observations que j’analyse autour de 4 grands axes :

  • la motricité du bébé : peut-il déjà se plaire sur un tapis d’éveil, par exemple ?
  • l’interaction avec le visage et avec les objets : quels sont ses centres d’intérêt ?
  • les processus autocalmants et calmants,
  • le système autonome c-à-d les réactions involontaires qui vont se passer dans le corps du bébé comme le hoquet, la régurgitation, un changement de couleur de la peau, lié à un trop plein d’excitation. Un bébé peut en effet manifester une sur-stimulation autrement que par des pleurs.

L’échelle de Brazelton a une vraie application dans la vie de tous les jours.

La restitution aux parents

Je fais la restitution de mes observations aux parents et au bébé dans les 48 heures suivant la passation. Cette dernière étape fait objet d’un second rendez-vous, au cabinet. L’échelle de Brazelton permet aux parents de comprendre leur bébé ce qui est rassurant et gratifiant pour les jeunes parents. Mais l’échelle de Brazelton permet également de redonner confiance aux parents parce qu’ils vont observer tout ce qui se passe pendant la passation. Ils vont alors comprendre par eux-mêmes et trouver des clés.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire le livre « La naissance d’une famille » du Pr T. Berry Brazelton.

Vous pouvez également joindre Caroline Bastie-Galzi par email : caroline.galzi@gmail.com

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Echelle de Brazelton en pratique

Comprendre son bébé avec l’échelle de Brazelton

Le Pr T. Berry Brazelton, pédiatre internationalement reconnu et professeur à l’Université de Harvard, est un grand spécialiste du développement des bébés.  Il est le premier à avoir considéré « le bébé comme une personne » avec son caractère propre et son tempérament individualisé. Après plus de 20 ans de recherche dans le domaine des compétences néonatales, il a développé au début des années 1970 une échelle, appelée Neonatal Behavioural Assesment Scale (NBAS), qui permet aux parents, de décoder le comportement de leur bébé pour mieux répondre à ses besoins et prendre confiance dans leur rôle de parents.

Rencontre avec Caroline Bastie-Galzi, psychologue clinicienne spécialisée dans le suivi périnatal. Elle est l’une des rares praticiennes libérales en France, à s’être formée à l’échelle de Brazelton.

 

Caroline, pouvez-vous m’en dire plus sur l’échelle de Brazelton qui est peu connue en France ?


Cette méthode est en effet assez protégée pour que tout le monde ne puisse pas se l’approprier sans en avoir les fondements. Il faut se former pour pouvoir interpréter ce qui aura été observé et tout le monde ne peut pas avoir accès à cette formation. En France, seul le Copes est habilité à former à l’échelle de Brazelton. Cette formation est réservée à des professionnels de la petite enfance (psychologue, sage-femme, puéricultrice, pédiatre…) ayant déjà été formés à l’observation du nouveau-né. Cet outil précieux, qu’est l’échelle de Brazelton, est donc bien protégé afin d’être bien utilisé.
L’échelle de Brazelton est une échelle standardisée donc fiable, reproductible à l’infini, dans tous les contextes. Elle est notamment très utilisée pour la recherche sur le comportement des nouveaux-nés. Dans la dernière édition de son manuel d’utilisation de l’échelle, T. Berry Brazelton a consacré tout un chapitre sur son utilisation pour les parents ce qui m’a particulièrement intéressée. L’idée est d’avoir un regard neutre sur le bébé.
L’échelle utilise les réflexes archaïques du nouveau-né, elle est donc faite pour des bébés entre 3 jours de vie et 2 mois. Au delà, on peut encore utiliser cette échelle mais on perd une partie des informations.
Je propose cet entretien afin de permettre une vraie rencontre avec son bébé en mettant en avant ses compétences, ses modes de fonctionnements et d’interactions.

 

Quels sont les bénéfices attendus ?


Dernièrement une maman m’a contactée parce que sa fille de 1 mois et demi pleurait tout le temps, qu’elle n’arrivait pas à la calmer et qu’elle ne savait plus quoi faire. Elle se sentait très coupable et démunie. Cet outil permet également de redonner confiance aux parents parce qu’ils vont observer tout ce qui se passe pendant la séance. Ils vont alors comprendre par eux-mêmes et trouver des clés. Les parents connaissent mieux que personne leur bébé.
Dans le cas de cette petite fille, elle était tellement attentive à tout ce qui se passait autour d’elle, qu’elle se fatiguait très vite et donc pleurait. Le bercement augmentait le niveau de stimulation ce qui la faisait pleurer au lieu de l’apaiser. Or la maman berçait sa fille pour essayer de la calmer ce qui finalement augmentait le niveau de stimulation de son bébé ainsi que ses pleurs et ses cris. La maman avait l’impression d’être une mauvaise mère puisqu’elle n’arrivait pas à calmer sa fille or ce n’était pas du tout une mauvaise mère, sa fille, pour se calmer, avait simplement besoin d’être dans son berceau, dans sa chambre, dans le noir.
Au cours de la séance, les parents observent leur bébé et se rendent compte qu’il est déjà capable de faire beaucoup de choses ce qui est rassurant et très gratifiant pour les parents. Leur bébé ne fait pas que manger, pleurer, crier, dormir, il est également un partenaire actif et compétent dans la relation.

 

À qui proposez-vous l’échelle de Brazelton ?


Je la propose systématiquement aux mamans que j’ai suivies pendant leur grossesse,  qui pouvaient être très stressées par leur accouchement notamment, mais aussi aux parents qui souhaitent faire la connaissance de leur bébé, le rencontrer réellement : quel est son caractère, comment décoder son comportement, comprendre ses différents pleurs et sa façon de communiquer.
L’échelle de Brazelton permet :
  • une observation des compétences du bébé sur différents niveaux : la motricité et le système autonome c-à-d les réactions involontaires qui vont se passer dans le corps du bébé comme le hoquet, la régurgitation, un changement de couleur de la peau, lié à un trop plein d’excitation. Un bébé peut en effet manifester une sur-stimulation autrement que par des pleurs,
  • et une compréhension du fonctionnement unique du bébé et de son caractère propre.

L’échelle de Brazelton a une vraie application dans la vie de tous les jours. Cette échelle s’adapte également aux bébés aux besoins intenses qui pleurent et crient beaucoup comme les bébés prématurés ou ceux ayant une spécificité pathologique. Qu’est-ce qu’il y a derrière ses pleurs et ses cris, comment ils commencent, qu’est-ce qui va leur permettre de se calmer ? L’échelle de Brazelton va donc permettre aux parents de comprendre leur bébé, de décoder leur comportement pour mieux y répondre. Ce qui est rassurant et gratifiant pour les jeunes parents. 

Dans mon article L’échelle de Brazelton en pratique, Caroline Bastie-Galzi nous explique comment se déroule une séance.
Pour en savoir plus, je vous invite à lire les livres : « Points forts tome 1 de la naissance à 3 ans » du Pr T. Berry Brazelton et « Ce que nous apprennent les bébés: rencontre avec T. Berry Brazelton » de Drina Candilis Huisman.
Vous pouvez également joindre Caroline Bastie-Galzi par email : caroline.galzi@gmail.com.

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