Baby blues et dépression du post-partum : de quoi s’agit-il ?

Le baby blues et la dépression du post-partum sont 2 maux spécifiques de l’après accouchement : période attendue avec impatience, imaginée à de nombreuses reprises et préparée avec le plus grand soin pour accueillir bébé dans les meilleures conditions. Alors, pourquoi ce mal-être, ces pleurs, ce sentiment d’incapacité, cette culpabilité maintenant que votre bébé est là, enfin ?! Comment est-ce possible ?
C’est ce que nous allons essayer de comprendre : le baby blues et la dépression du post-partum, qu’est-ce que ça cache

 

LE BABY BLUES


Le baby blues et la dépression du post-partum sont 2 maux bien différents qu’il ne faut pas confondre. Le baby blues touche 50 à 70% des mamans qui viennent d’accoucher, à des degrés divers. Il survient entre le 3è et le 10è jour après la naissance et est éphémère.

1. Comment reconnaître le baby blues

Le baby blues se manifeste par une hyperémotivité (vous oscillez entre les larmes et les rires), des troubles du sommeil, de la fatigue, un manque de confiance en soi, le sentiment d’être débordée.

2. Pourquoi ?

Les  responsables de ce passage à vide sont multiples et variés :

    • la chute brutale des hormones de la grossesse : les oestrogènes s’effondrent et l’humeur avec, ainsi que la progestérone et son effet apaisant. Les hormones de la grossesse qui apportent bien-être et zénitude, c’est terminé !,
    • le manque de sommeil,
    • les changements que votre corps a subis (épisiotomie, césarienne, kilos en trop, vergetures…),
    • votre statut familial qui bascule subitement avec ses doutes et ses angoisses,
    • la découverte de votre bébé et l’amour maternel qui se tisse progressivement,
    • l’envie de bien faire et les conseils bienveillants mais épuisants de la famille et des amis…!

3. Que faire ?

Ne restez pas seule avec vos doutes, vos questions, vos angoisses :

    • Parlez-en aux professionnels de santé (sages-femmes, PMI…),
    • Osez demander de l’aide à votre famille, votre conjoint, vos ami(e)s pour vous accorder un peu de temps.

Et n’oubliez pas de vous reposer dès que votre bébé dort : les visites, lessives et autres tâches ménagères peuvent attendre !

La plupart du temps, tout rentre dans l’ordre naturellement, en une dizaine de jours. L’homéopathie peut vous aider à passer cette étape, celle de devenir mère. Néanmoins, si la situation perdure, s’intensifie, si elle ne vous paraît plus « gérable » une prise en charge médicale peut être nécessaire. On parle alors de la dépression du post-partum.

 

LA DEPRESSION DU POST-PARTUM


La dépression du post-partum concerne 10 à 20% des femmes. Elle est cependant difficile à chiffrer avec précision car la dépression du post-partum reste encore honteuse pour beaucoup de femmes, qui préfèrent garder le silence.

1. Comment reconnaître la dépression du post-partum


Elle se manifeste par divers symptômes : épuisement, variations d’humeur, pleurs, insomnies, troubles du sommeil, difficultés de concentration, trous de mémoire, anxiété, crises d’angoisse, envie de rien, sentiment d’incapacité à s’occuper de son bébé, d’inutilité, de culpabilité : « Je n’y arriverai jamais, je suis nulle. Est-ce que je fais ce qu’il faut ? Je ne suis pas à la hauteur, je ne comprends pas ce que veut mon bébé. J’espérais un(e) fils/fille et j’ai un(e) fille/fils. J’ai l’impression de ne pas l’aimer, de ne pas le (re)connaître… ».

La dépression du post-partum survient généralement entre la 4è et la 6è semaine après l’accouchement et peut durer plusieurs mois. Elle peut également débuter avant l’accouchement ou encore plusieurs mois après.

2. Pourquoi ?


La dépression du post-partum touche des femmes d’horizons très variés et résulte de facteurs psychologiques et sociaux. La naissance peut faire remonter à la surface d’anciennes douleurs, blessures (peur de l’abandon, secret de famille…). Votre bébé vous renvoie, en effet, à vos propres fragilités, imperfections, questionnements  sur votre enfance, vos parents, l’éducation que vous avez reçue…. La réalité se révèle bien différente de ce que vous avez imaginé : votre bébé réel ne ressemble pas au bébé imaginé, votre vie de jeune maman est également moins idyllique que ce que vous espériez et c’est bien normal puisque vous ne l’aviez pas encore vécue ! Or cette confrontation à la réalité peut être très angoissante. La construction de l’amour maternel n’est pas toujours immédiate et peut prendre du temps : le « coup de foudre » avec votre bébé n’est ni une obligation ni une évidence.

Le soutien et l’expérience de la famille (mère, tantes…) apportent une réassurance aux jeunes mamans mais l’éloignement géographique et/ou le climat familial ne le permet pas toujours.

En parallèle, en tant que jeune maman, vous vous devez, conformément aux dictats de la société et aux gros titres des magazines, de :

    • assumer pleinement votre bonheur maternel et vos nouvelles responsabilités,
    • profiter pleinement de votre congé maternité,
    • retrouver rapidement votre ligne d’antan,
    • trouver sans heurt, le nouvel équilibre de votre couple,
    • concilier votre vie professionnelle et vie personnelle…

et tout ça, dans la joie et la bonne humeur telle une superwoman !

3. Que faire ?


Mettre des mots sur vos maux
et vous couper de votre isolement :

    • Si vous le pouvez, parlez de vos difficultés à vos parents, votre conjoint, vos ami(e)s pour alléger votre culpabilité.
    • Vous pouvez également trouver du soutien auprès des associations :
      – Enfance et Partage qui vient en aide aux jeunes parents rencontrant des difficultés. Ils ont mis en place un numéro vert Allo Parents Bébé : le 0 800 00 3456. Celle ligne est anonyme et gratuite,
      – Maman blues qui s’occupe exclusivement de la difficulté maternelle. Vous pouvez échanger avec d’autres mamans sur leur forum et assister à des groupes de paroles dans les relais locaux, www.maman-blues.fr
    • Contrairement au baby blues, la dépression du post-partum nécessite une prise en charge médicale. Maman blues peut vous aider à trouver un thérapeute. Des psychologues sont également présents dans les centres de PMI (Protection Maternelle et Infantile).
    • Prenez soin de vous : l’acupunture, le yoga, la sophrologie… peuvent vous aider à gérer vos émotions et vos angoisses,
    • Prenez du temps pour vous : confiez votre enfant à votre conjoint, vos parents, une baby-sitter de confiance et faites-vous plaisir (coiffeur, massage, exposition, activité artistique, soirée entre ami(e)s…).

Le baby blues et la dépression du post-partum ont des symptômes communs néanmoins leur intensité et leur prise en charge sont  différentes. Quoiqu’il en soit, pour le baby blues et la dépression du post-partum, votre pire ennemi est l’isolement ! Ne restez pas seule avec vos difficultés, parlez-en. Il n’y a rien de honteux, c’est au contraire bien naturel ! 😉

 

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La sexualité pendant la grossesse : pas si simple !

Vous êtes enceinte et votre sexualité s’en trouve perturbée. La sexualité pendant la grossesse ne va pas toujours de soi. Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seul(e)s à rencontrer des difficultés, c’est pourquoi j’ai souhaité écrire une trilogie sur la sexualité pendant la grossesse, après l’accouchement et comment prendre de soin de son couple avec un bébé. Le Dr Catherine Solano, médecin, sexologue et auteur, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

 

Dr Solano, la sexualité pendant la grossesse peut s’avérer compliquée pour certains couples, quelles sont les appréhensions les plus fréquentes ?

 

  • La peur de faire mal au bébé pendant les relations sexuelles : appréhension que l’on rencontre davantage chez les hommes et qui, pourtant, n’a pas lieu d’être. Le bébé est bien protégé dans l’utérus car il est séparé de la zone vaginale.
  • Certains couples peuvent avoir l’impression qu’ils ne sont plus 2 mais 3 et que quelqu’un les regarde, ce qui les gêne dans leur intimité.
  • En fin de grossesse, la peur de déclencher l’accouchement alors que toutes les études montrent que les rapports sexuels ne déclenchent pas l’accouchement. Bien sûr, en cas de pathologie, si votre obstétricien ou votre sage-femme vous déconseille les relations sexuelles, il faut l’écouter !

Au dernier trimestre :

Il est fréquent que les rapports sexuels diminuent pour 2 raisons principales : d’une part, parce que, techniquement, cela devient moins pratique à cause du volume du ventre, d’autre part, parce que les femmes peuvent ressentir des douleurs ligamentaires au niveau du bassin. Néanmoins, certains couples conservent une sexualité épanouie et régulière jusqu’à l’accouchement, le plus souvent en adaptant les positions pratiquées.

Au début de la grossesse :

Certaines femmes peuvent éprouver moins de désir du fait de la fatigue, les hormones de la grossesse (la progestérone) donnant envie de dormir. Les nausées et les vomissements fréquents, en début de grossesse, n’aident pas non plus. Donc certaines femmes, dès le début de la grossesse ressentent moins d’envie.

Au deuxième trimestre :

Cela s’arrange souvent et l’on parle de lune de miel de la grossesse : la fatigue, les nausées et les vomissements ont disparu, le volume du ventre n’est pas encore gênant et le débit sanguin dans la zone génitale augmente (pour le développement du bébé), ce qui accentue la capacité d’excitation sexuelle. Les femmes ont alors davantage de plaisir sexuel et des sensations exacerbées. Selon les chiffres, 1 femme sur 5 expérimenterait même son premier orgasme pendant sa grossesse.

 

Quels conseils pouvez-vous donner aux futurs parents pour lesquels la sexualité pendant la grossesse serait compliquée ?

 

Si vous rencontrez des difficultés, rassurez-vous la grossesse ne dure que 9 mois, c’est donc passager ! Même si votre sexualité est en berne, votre couple ne va pas s’étioler pour autant, votre bébé en devenir est également là pour vous rapprocher. Si la sexualité pendant la grossesse fonctionne moins bien, une autre perspective s’ouvre à vous : votre bébé ! Alors, centrez-vous sur lui et sur vos projets à court terme qui rassemblent le couple.

Mesdames, si vous n’aimez pas être enceinte, Messieurs, si vous n’aimez pas voir votre femme enceinte : respectez les difficultés de votre conjoint, rappelez-vous il y a une date de fin !

Osez en parler à votre gynécologue ou à votre sage-femme pour vous rassurer et vous informer. Surtout que les difficultés de la sexualité pendant la grossesse peuvent également être liées à tout autre chose que cette grossesse. Raison de plus pour s’informer auprès de professionnels.

la grossesse est source de stress et d’inquiétudes alors parlez-en !

 

Pour en savoir plus, le Dr Solano est l’auteur des livres : Les trois cerveaux sexuels (éditions Robert Laffont), La mécanique sexuelle des hommes, ou le petit traité du savoir éjaculer (Pocket), La mécanique sexuelle de l’érection (Pocket), Les clefs de la séduction féminine (éditions Doctical).

Les lunettes de soleil pour enfants : comment les choisir ?

 

À la veille des premiers départs en vacances, Nathalie Alix, opticienne à Bandol nous explique comment choisir les lunettes de soleil pour enfants. Vous allez, en effet, découvrir que dans ce domaine nous sommes bien mal informés.

 

Quels conseils pouvez-vous donner aux parents pour bien choisir les lunettes de soleil pour enfants ?

Les lunettes de soleil pour enfants sont là pour apporter un confort c-à-d atténuer la luminosité mais leur rôle principal est d’apporter un filtre contre les UV. Or ce filtre est présent même sur un verre blanc de bonne qualité. La sécurité des lunettes de soleil pour enfants n’est pas corrélée à la teinte des verres, c’est la qualité du verre qui fait la protection. Inutile de choisir des verres trop foncés.

l’idéal c’est un verre d’intensité (ou catégorie) 2 voire 3, grand maximum. les lunettes de soleil pour enfants d’intensité 4 sont à proscrire, la sensation d’obscurité devient gênante et diminue l’acuité visuelle.

  • La catégorie 2 suffit à diminuer la sensation d’éblouissement des jeunes enfants sans diminuer leur acuité visuelle.
  • La catégorie 3, conseillée pour un multi-usages mer et montagne, est plus adaptée pour les adultes.
  • Quant à la catégorie 4, elle est conseillée pour un usage en conditions extrêmes (glacier, pleine mer, les tropiques). Les fabricants, sachant que cette catégorie de verre rassurent les parents, ont sauté sur l’occasion. Cette catégorie n’est pourtant pas adaptée aux jeunes enfants.

Sur le plan ergonomique, les lunettes de soleil pour enfants doivent :

  • être suffisamment hautes pour bien remonter au niveau des sourcils, l’univers visuel des enfants se situant au-dessus d’eux,
  • avoir un pont, c-à-d l’entrée du nez, bas et large puisque les enfants n’ont pas de racine de nez,
  • posséder des branches souples ou cambrées pour suivre le bombé du crâne.

 

Quels sont les différents types de verre utilisés pour les lunettes de soleil pour enfants ?


Il existe 2 types de verres synthétiques : organique ou polycarbonate. Ils sont très proches tous les 2,  la vraie différence entre ces 2 matériaux est le coût de fabrication : le verre en polycarbonate étant le moins cher.

Le verre organique offre une plus grande transparence et permet d’obtenir une qualité de l’image supérieure à celle du verre en polycarbonate. En revanche, le verre en polycarbonate est extrêmement léger mais pour des lunettes de soleil pour enfants, ce critère n’est pas significatif compte tenu de la taille de la monture et des verres. Il résiste également mieux à la casse. Le verre organique est 6 à 8 fois plus résistant que le véritable verre minéral alors que le verre en polycarbonate sera 12 fois plus résistant. Néanmoins, dans les conditions habituelles d’utilisation, le critère de résistance à la casse n’est pas un critère de choix. En effet, pour réussir à casser un verre organique, il faut qu’une voiture lui roule dessus, il peut donc résister à un projectile !

L’inconvénient du verre en polycarbonate est qu’il est beaucoup plus tendre, il se raye donc plus facilement. Or un verre rayé a son filtre contre les UV qui est altéré, il ne peut donc plus protéger l’oeil au niveau des rayures. Lorsque l’on porte des lunettes de soleil avec un verre teinté et rayé, le cerveau reçoit comme seule information que l’on porte des lunettes teintées. En réaction, la pupille se dilate pour compenser l’obscurité apportée par la teinte. Si le verre est rayé, les UV passent et vont atteindre l’oeil. On retrouve ce même risque avec des lunettes de soleil de mauvais qualité : verres foncés et filtre UV nul. Le verre organique se raye moins. Néanmoins, rassurez-vous lorsque l’on achète des lunettes de soleil de bonne qualité, les verriers déposent un vernis à la surface du verre (le durci également appelé traitement anti-rayures) qui rend le verre plus résistant aux rayures. Ce qui ne veut pas dire inrayable !

Pour protéger les verres et prolonger leur durée de vie, l’astuce c’est de toujours humidifier ses verres avant de les essuyer en les passant sous l’eau pour faire glisser et évacuer toutes les poussières, sel de mer, sable etc. puis on essuie l’excédent de liquide. On abandonne donc nos mauvaises habitudes : souffler sur les lunettes, faire de la buée puis frotter avec son tee-shirt car c’est rayures assurées !

Retrouvez ici les réflexes à adopter pour protéger les yeux de vos enfants.

Un grand merci à Nathalie Alix qui a accepté de répondre à mes questions. Vous pourrez la retrouver dans son magasin de Bandol : Spagnol opticiens, 2 rue de la République.

 

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Lunettes de soleil pour enfants

Comment protéger les yeux des enfants du soleil

C’est déjà l’été, les vacances approchent à grands pas. Alors, comment bien protéger les yeux des enfants du soleil, notre meilleur ami-ennemi ? Nathalie Alix, opticienne à Bandol (eh oui, le soleil, elle le connaît bien 😀 ) nous livre de précieux conseils.

 

Nathalie, pour protéger les yeux des enfants du soleil, les parents ont le réflexe des lunettes de soleil mais à partir de quel âge doit-on mettre des lunettes de soleil aux bébés ?

 

En théorie, on peut attendre l’âge de 18 mois pour équiper son bébé pour 2 raisons :

  • avant l’âge de 18 mois, les cellules constituant la paroi de la rétine ne sont pas parfaitement matures et ont besoin de stimuli lumineux.
  • le plissement des paupières et le rétrécissement des pupilles offrent une protection de défense naturelle suffisante. Ce ne sont donc pas des signaux d’alarme, votre bébé n’est pas ébloui, il se défend !

En ville, les parents vont pouvoir protéger les yeux des enfants du soleil avec le canopy et l’ombrelle de la poussette pour qu’ils ne soient pas gênés.

A la plage, on n’expose pas son bébé entre 11h et 17h pour éviter les coups de chaleur et les risques de déshydratation. En dehors de ces heures de forte chaleur, le soleil n’étant plus à son zénith, les rayons ont une incidence et une réverbération moins importantes. Si le bébé est à l’ombre, les lunettes de soleil ne sont pas nécessaires. Une ombrelle, un parasol et le chapeau vont permettre d’atténuer la luminosité, d’améliorer son confort et de protéger les yeux des enfants du soleil.

La montagne est un cas particulier car à partir de 1200-1400 mètres, l’altitude et la réverbération font que la quantité d’UV est beaucoup plus importante qu’au niveau de la mer, le risque de nocivité pour l’oeil est donc majoré. Par conséquent, pour protéger les yeux des enfants du soleil, le port de lunettes de soleil en montagne est nécessaire quel que soit l’âge du bébé. A noter également, que l’altitude et la pression qu’elle occasionne au niveau des oreilles n’étant pas toujours très agréable pour un bébé, on recommande donc de ne pas aller au-delà de 1800 mètres.

 

Que faire quand les enfants ne veulent pas mettre leurs lunettes de soleil ?


Les enfants ont un bon sens inné, ce n’est pas forcément à cet âge-là une question de contradiction et d’opposition vis-à-vis des parents. Lorsqu’un enfant ne veut pas mettre ses lunettes, c’est généralement parce qu’il éprouve une gêne :

  • la monture n’est pas confortable, elle n’est donc pas adaptée et doit être changée,
  • l’obscurcissement de la vision est trop gênante, 2 raison à cela : la teinte des verres est d’intensité trop élevée et inadaptée ou bien le port des lunettes de soleil n’est pas nécessaire.

il est donc inutile de vouloir imposer le port de lunettes de soleil à un enfant, c’est aux parents de s’adapter !

 

Ce qu’il faut retenir pour protéger les yeux des enfants du soleil : 

 

  • Ne pas équiper les enfants de lunettes de soleil avant l’âge de 18 mois, sauf en montagne et respecter les mesures de sécurité (chapeau, canopy, ombrelle, heures chaudes à éviter).
  • A partir de 18 mois, proposer des lunettes de soleil aux enfants, agir en fonction de leurs réactions et de nos propres ressentis par rapport à l’éblouissement.
  • Eviter d’acheter vos lunettes de soleil aux supermarchés et au marché, préférer les magasins spécialisés où les opticiens qui seront à même de vous conseiller. Les lunettes de soleil vendues dans les magasins de puériculture sont également de bonne qualité, en revanche, elles sont majoritairement d’intensité 4 (catégorie non adaptée avec un obscurcissement trop important).

Vous pourrez rencontrer Nathalie Alix dans son magasin : Spagnol opticiens, 2 rue de la République à Bandol (83150).

Vidéo sur la Discipline Positive : qu’est-ce que c’est ?

video sur la discipline positiveDans cette vidéo sur la Discipline Positive, réalisée avec Cyrielle de Horizons Famille, je vous explique ce qu’est la Discipline Positive. Je vous présente également un 1er outil : les 3R de la réparation que l’on peut utiliser à chaque fois que l’on n’a pas fait ce que l’on aurait voulu faire ou encore lorsque nos paroles ont dépassé notre pensée.

Les exemples sont multiples :

 

  • Vous êtes au parc avec votre enfant et c’est l’heure de rentrer. Votre enfant ne se montre pas coopératif, le ton et l’énervement montent, ça finit en crise de larmes.
  • C’est le moment de partir pour l’école et votre enfant n’est toujours pas habillé… Je vous laisse imaginer la suite 😉

Une seconde vidéo vous attend ici.

 

L’empathie c’est quoi : êtes-vous sûr(e) d’avoir la réponse ?

L’empathie c’est quoi ? Un mot très à la mode qu’on entend partout mais, finalement, quelle est la définition de l’empathie ? Je vous propose de commencer par un quizz pour en savoir plus.

 

L’empathie c’est quoi ?

 

  1. La capacité à se mettre à la place de l’autre.
  2. Une formidable opportunité pour lutter contre l’individualisme parce que l’entraide, la solidarité sont des forces extrêmement importantes pour avancer dans la vie.
  3. L’empathie est liée aux neurones miroirs.

Vous vous retrouvez peut-être parmi ces 3 affirmations eh bien, en fait, elles sont fausses toutes les 3 !

Vous vous êtes pris les pieds dans le tapis ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas tout(e) seul(e) !

Cette démonstration, je la dois à Serge Tisseron que j’ai écouté à l’occasion d’une conférence qu’il donnait au mois de mai dernier. Serge Tisseron est psychiatre, psychanalyste, docteur en psychologie et l’auteur de nombreux livres.

Alors, pourquoi est-ce faux ?

 

Réponse de Serge Tisseron

 

1) L’empathie c’est se mettre à la place de l’autre

 

Est-ce possible, est-ce souhaitable ?  Ce n’est pas si simple, ni vraiment possible, ni vraiment souhaitable si l’on prend l’exemple des personnes venant en consultation après avoir subi des traumatismes. Se mettre à la place de ces personnes lorsqu’elles repensent à leur traumatisme c-à-d pleurer avec elles, bredouiller, trembler, se tomber dans les bras l’un de l’autre, on se voit pas très bien à quoi ça sert ! Effectivement vu sous cet angle…

 

2) L’empathie c’est une formidable opportunité pour lutter contre l’individualisme et l’esprit de toute puissance de l’être humain

 

Toutes les fois où vous êtes sollicités pour une campagne en faveur des cancéreux, des handicapés, de la pauvreté… c’est le même lien émotionnel qui est activé. Il a été démontré qu’il est plus efficace d’obtenir de l’argent pour lutter contre la pauvreté en montrant l’image d’un enfant dans une grande pauvreté en indiquant son nom, là où il habite, son âge, que d’expliquer la situation de 8 enfants dans le même état de pauvreté, en indiquant leur nom, leur âge, l’endroit où ils vivent et en décrivant leurs conditions de vie horribles. C’est donc plus facile de frapper à l’estomac en montrant une image. L’empathie est émotionnelle, elle est facilement manipulée !

 

3. L’empathie est liée aux neurones miroirs

 

Pour la petite histoire, les neurones miroirs ont été découverts à Parme, par l’équipe du Professeur Rizzolatti. Les chercheurs avaient mis des électrodes dans des neurones moteurs sur des cerveaux de singes pour étudier comment ils déchargeaient. Alors  que les chercheurs déjeunaient, ils ont découvert que certains de ces neurones moteurs déchargeaient des impulsions électriques comme si les singes étaient en train de se nourrir alors qu’ils ne faisaient que regarder les chercheurs, qui eux, étaient en train de manger.

Les neurones miroirs interviennent principalement dans l’imitation : si vous bâillez, vous pouvez faire bâiller des personnes, les fous rires qui sont communicatifs, le phénomène de foule : si quelqu’un se met à crier quelque chose, d’autres personnes vont également se mettre à crier sans trop savoir pourquoi, sous l’effet des neurones miroirs.

Dans l’exercice de l’empathie, les circuits cérébraux sont beaucoup plus compliqués, ils impliquent à la fois des régions postérieures du cerveau (le cerveau archaïque, celui des émotions), des parties antérieures du lobe préfrontal et entre les 2 : l’amygdale, l’insula… donc beaucoup de régions cérébrales.

Pour en savoir plus sur l’empathie, c’est par ici.