Le rôle de parent : mes 3 règles d’or !

3 Juin, 2017

Rôle de parent ? 😟 🤔  Vous êtes (jeune) parent et comme moi vous vous interrogez sur votre rôle de parent ou comment éduquer ses enfants ? Eduquer au sens étymologique vient du latin educere qui signifie conduire hors de, élever.

Albert Jacquard écrit dans L’héritage de la liberté que : « L’objectif premier de l’éducation est évidemment de révéler à un petit d’homme sa qualité d’homme, de lui apprendre à participer à la construction de l’humanitude et, pour cela, de l’inciter à devenir son propre créateur, à sortir de lui-même pour devenir un sujet qui choisit son devenir, et non un objet qui subit sa fabrication ».

Nous sommes donc des millions à endosser, au quotidien, cette lourde responsabilité pour laquelle nous ne sommes pas préparés !

Je voulais partager avec vous ce que j’avais retenu de mes différentes lectures, formations, conférences (Maria Montessori, la Disicpline Positive de Jane Nelsen, Dr Thomas Gordon, Catherine Gueguen, Daniel Siegel…). J’ai ainsi retenu 3 règles d’or dans mon rôle de parent :

1) Tout parent souhaite protéger son enfant, lui éviter toute forme de souffrance et blessure inutile


Chaque parent veut le meilleur pour son enfant et surtout lui éviter de connaître les difficultés ou maux qu’enfant il a lui-même connus.
Chaque parent souhaite que son enfant devienne un adulte épanoui, autonome, ayant confiance en lui et en son avenir, avec le sens des responsabilités, notamment !

Pourtant, au fond, nous savons bien que la réalité sera un peu plus compliquée. Rudolf Dreikurs, disciple d’Alfred Adler, à l’origine de la Discipline Positive, résumait cela très bien : « On ne peut pas protéger nos enfants de la vie, il est donc essentiel de les y préparer. ».

Quant à Jane Nelsen, dans son livre La Discipline positive, elle nous explique que : « Trop de mères et de pères pensent que leur rôle est de protéger leurs enfants de toutes les déceptions. Croyant bien faire, ils interviennent ou surprotègent, privant ainsi leurs enfants de l’opportunité de développer une confiance solide dans leur capacité à faire face aux aléas de la vie ».

Enfin, Maria Montessori écrit, dans L’enfant dans la famille : « Le concept fondamental de l’éducation consiste donc à ne pas devenir un obstacle au développement de l’enfant ».

Alors si nous ne pouvons/devons pas protéger nos enfants, ce qui est finalement plutôt rassurant car nous ne pouvons pas être derrière chacun de leur pas, on fait quoi ?

 

2) Tout parent se doit d’accompagner son enfant pour l’aider à intégrer ses expériences

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imparfait

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Il n’existe pas de recette magique ni (et heureusement) une seule façon de faire pour élever son enfant. En revanche, pour éduquer un enfant, il faut commencer par :

 

  • se connaître, être en cohérence et empathique avec soi-même, penser à sa propre enfance, s’interroger sur ce que l’on veut transmettre à son enfant. Cette introspection n’est pas toujours très confortable puisqu’elle renvoie à notre histoire personnelle mais elle est importante. Les enfants nous observent au quotidien c’est ainsi que nous leur transmettons notre manière d’être (le respect, l’empathie, le bonheur, la curiosité, l’attention à autrui…). Ils sont de véritables miroirs et ils perçoivent parfaitement ce qui nous fait réagir, pour en jouer habilement.
  • fixer un cadre sécurisant pour son enfant, avec des interdits, des limites clairs qui évolueront avec l’âge de l’enfant.
  • fournir à son enfant des opportunités d’apprentissage, de coopération pour développer son sens des responsabilités, sa confiance en lui et son autonomie. Maria Montessori écrit, d’ailleurs, dans L’enfant dans la famille : « L’adulte ne doit pas faire à la place de l’enfant. Il doit rester passif pour ne pas se substituer à lui ». C’est parfois bien tentant, pour aller plus vite ou parce que c’est plus pratique, mais non, si votre enfant ne demande pas votre aide, laissez-le faire. Dans le cas contraire, vous ne lui rendriez pas service !
  • être bienveillant avec son enfant. Le monde dans lequel nous vivons fonctionne sur un modèle égalitaire. La verticalité c-à-d l’autoritarisme ne marche plus. Nos enfants l’ont bien compris (n’oubliez pas ils nous observent !), ils aspirent à être considérés avec respect, dignité et égalité, comme nous ! Mais être égal ne veut pas dire être identique. On est bien d’accord, un billet de 10 euros équivaut à 2 billets de 5 euros pourtant ces billets ne sont pas identiques. Et c’est là, que nous parents, nous devons jouer notre rôle pour transmettre à nos enfants les compétences de vie qu’ils n’ont pas encore acquises sinon on risque de basculer dans la négociation sans fin. Etre bienveillant c’est finalement se montrer respectueux de son enfant, et non être permissif. A ne pas confondre !
  • être empathique avec son enfant qui va de pair avec la bienveillance. L’empathie c’est comprendre et ressentir les émotions (réactions automatiques qui se traduisent par de brusques sensations physiques, de courte durée) et les sentiments (plus élaborés et souvent durables) de l’autre. Alors apprenons à :

 

1. observer nos enfants,

2. prendre notre temps,

3. pratiquer l’écoute active,

4. valider leurs émotions,

5. partager nos sentiments.

 

 

3) Tout parent est faillible et imparfait !

 


Nous, parents, nous avons aussi le droit à l’erreur ! L’erreur est en effet une formidable opportunité d’apprentissage. Finalement le rôle de parent est une posture qui se construit et se nourrit de l’expérience. Elle demande des efforts et s’acquiert à force de pratiquer. Le Pr Brazelton l’explique très bien dans son livre Points forts, tome 1 de la naissance à 3 ans : « Apprendre à être parent consiste à apprendre de ses propres erreurs. En effet, on apprend beaucoup plus par les erreurs que par les succès ». Quant à la Discipline Positive, elle nous permet d’être des parents imparfaits et nous propose une quarantaine d’outils pour nous accompagner au quotidien et co-construire avec nos enfants.

 

Quoiqu’il en soit la vie de famille n’est pas un long fleuve tranquille et le rôle de parent non plus ! Il y a des séismes et des zones de turbulences mais rassurez-vous, c’est tout à fait normal !

 

 

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