La Discipline Positive a changé ma vie (de maman) !

3 Juin, 2017

Avant d’envisager ma reconversion professionnelle, j’étais déjà passionnée par la parentalité bienveillante et l’éducation positive : Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen, Dr Gordon, Pr Brazelton…. Pourtant je restais toujours un peu sur ma faim ! C’est formidable d’apprendre à décoder ses enfants mais après, concrètement, on fait comment ? C’est ainsi que j’ai découvert le livre best-seller la Discipline Positive de Jane Nelsen qui a marqué le début d’une belle aventure.

 

Que m’a apporté la Discipline Positive ?


Dans son livre, Jane Nelsen développe ses outils (une quarantaine) et explique, comment les utiliser, à travers de nombreux exemples, histoires et anecdotes. Jane Nelsen nous aide également à prendre du recul sur notre posture éducative.

 

1) Des prises de conscience

 

Grâce à la Discipline Positive, j’ai ainsi pris conscience des conséquences de mes décisions, réactions lorsque je suis branchée en mode automatique action-réaction ! Par exemple :

 

Les punitions

Vous êtes-vous déjà interrogés sur leur efficacité à long terme ? On est parfois tenté, pour couper cours à la situation, mais finalement qu’est-ce qui se passe dans la tête de notre enfant à ce moment-là ? Essayez de vous rappeler, vous, enfant, comment vous réagissiez lorsque vous étiez punis ? Jane Nelsen parle des 4 R de la punition :
– Rancoeur : c’est pas juste,
– Revanche : là c’est ceux qui gagnent mais, la prochaine fois, je les aurai,
– Rébellion : je vais faire exactement l’inverse car ils ne peuvent pas m’obliger à faire ce qu’ils veulent,
– Retrait : la prochaine fois je ne me ferai pas prendre.
Jane Nelsen pose également la question suivante « d’où nous vient cette idée folle que, pour qu’un enfant se conduise mieux, il faut d’abord qu’il se sente dévalorisé ? ».

 

Nos meilleurs amis-ennemis : les neurones miroirs

Avez-vous déjà remarqué que lorsque vous êtes énervé, tout devient plus compliqué ? Dans ces moments-là, si vous essayez d’entrer en contact avec vos enfants, la situation dégénère très vite et l’énervement est alors collectif. Les responsables s’appellent les neurones miroirs : des cellules du cerveau qui nous permettent de reproduire ce que l’on voit. Les neurones miroirs nous donnent, par exemple, envie de bailler lorsque nous voyons quelqu’un en train de bailler mais ce sont, aussi eux, qui nous rendent irritables lorsqu’on est en contact avec une personne qui est énervée. Les neurones miroirs permettent l’apprentissage par l’observation. Nos enfants apprennent d’abord en nous observant alors oubliez les longs discours ! Vous ne vous êtes jamais sentis observés ? Pourtant méfiance, vous êtes espionnés !!!

Comment utiliser ces neurones miroirs à notre avantage ? En montrant l’exemple à son enfant, eh oui il suffisait d’y penser ! Nous sommes souvent confrontés à la difficulté de faire respecter les temps d’écrans à nos enfants. Mais avez-vous déjà pris le temps d’analyser votre attitude, devant eux, avec vos écrans ?

 

2) Être un parent imparfait et sans culpabiliser ! 


Avec la Discipline Positive, nous, parents, nous pouvons nous tromper. Quelle merveilleuse nouvelle !
Comme nos enfants, nous pouvons nous tromper : l’erreur est une opportunité d’apprentissage pour nous et nos enfants. Nous avons une deuxième chance, la possibilité de faire mieux la fois suivante. Finalement, nous avançons, ensemble, avec nos enfants : nous grandissons et nous apprenons avec nos enfants, en même temps qu’eux, en s’appuyant sur les outils de la Discipline Positive ! Et ça, qu’est-ce que ça fait comme bien. Une chape de plomb disparaît, on se sent pousser des ailes.

 

3) Une démarche long terme

 

On ne va pas se mentir, la Discipline Positive à la maison ça ne se met pas en place d’un coup de baguette magique.
D’ailleurs, la lecture du livre ne m’a pas suffi, j’ai ressenti le besoin de suivre un atelier de Discipline Positive pour :
– être accompagnée dans ma démarche,
– échanger avec des formatrices expérimentées et d’autres parents car non, il faut bien le savoir, nous ne sommes pas seuls à avoir des difficultés au quotidien avec nos enfants. C’est même tout à fait normal !

La Discipline Positive est avant tout une démarche, ce qui implique des remises en question, une introspection, des changements et comme toute nouveauté, des zones de turbulences et d’inconfort, pour vous, mais aussi pour vos enfants. Ils ont l’habitude de regarder comment vous faites, comment vous réagissez, d’analyser vos moindres faits et gestes. Et cette fois-ci, on peut dire merci aux neurones miroirs ! Quand vos enfants vont commencer à vous voir à l’oeuvre et réagir différemment de d’habitude, ils vont être déboussolés. Mais rassurez-vous, ils sauront très vite s’adapter et je suis sûre, qu’ils vont vous surprendre.

Plus vous allez pratiquer la Discipline Positive, plus elle deviendra naturelle. Il faut simplement se laisser du temps. Et croyez-moi quand vous y aurez goûté, vous ne pourrez plus faire marche arrière en constatant ses effets au quotidien : conjoint et enfants attraperont le virus bien volontiers !

 

La Discipline Positive, bilan 1 an après :


1. Les tensions à la maison se sont nettement apaisées. Non pas parce qu’elles n’existent plus, d’ailleurs ça serait mauvais signe car comme dit Béatrice Sabaté « une famille idéale ce n’est pas une famille sans conflit, c’est une famille connectée », mais parce que maintenant je prends le temps d’observer mes enfants et d’analyser leurs comportements, leurs buts cachés, j’ai revu ma façon d’aborder mes défis du quotidien en tant que maman, je me sens « équipée » en m’appuyant sur de nombreux outils.
2. Mon mari s’est inscrit à un atelier de Discipline Positive. Si, si et ce n’est pas moi qui l’y ai inscrit ! 😉
3. Mes enfants pratiquent la Discipline Positive sans le savoir ! Quel bonheur.
4. J’ai souhaité, à mon tour, accompagner des parents c’est pourquoi je suis devenue Formatrice pour parents en Discipline Positive.
5. J’intègre la Discipline Positive dans mes accompagnements de parentalité positive en tant que Consultante en parentalité positive.
6. J’ai animé ma première conférence (photo à l’appui !) et j’organise régulièrement des ateliers pour parents.

Alors, envie d’essayer à votre tour ?