Le burn out parental : de quoi s’agit-il ?

14 Nov, 2017 | Moi et ma vie de parent

Contrairement au baby blues et à la dépression du post-partum, le burn out parental survient plusieurs années après la naissance, dès le premier enfant ou encore après la naissance du petit troisième, et n’est pas réservé qu’aux mamans (quoique 😉).

 

ÊTRE PARENT

 

Être parent, c’est bien sûr de grands moments de joie, de partages, de complicité, de rire mais pas seulement car être parent c’est également un METIER, pour lequel on n’est pas formé ! Nous sommes tous conscients des responsabilités qui nous incombent et pourtant nous n’avons pas de mode d’emploi. Nous voulons tous le meilleur pour nos enfants mais au quotidien, être parent n’est pas simple : les remises en question personnelles, les crises, les colères, nos peurs de mal faire, nos craintes pour nos enfants… auxquels viennent s’ajouter la fatigue et les autres difficultés de la vie (travail, santé, couple…).

 

Les 5 catégories de facteurs de stress propres aux parents

1) Le devenir parent avec notamment les difficultés en lien avec la grossesse (procréations médicales assistées, fausses couches, santé du fœtus, peur de l’accouchement, nouvel équilibre conjugal, augmentation des tâches domestiques, diminution du temps libre…). Ainsi, la satisfaction du couple diminue les 5 premières années suivant la naissance puis remonte avant de diminuer à nouveau au moment de l’adolescence.

2) Nos craintes de ce qui pourrait arriver à notre enfant : harcèlement, maladie, accident, mauvaises fréquentations, racket….

3) La dépendance et l’immaturité de l’enfant : satisfaire ses besoins fondamentaux (dormir, manger, se laver, jouer…), gérer les colères, crises, disputes dans la fratrie, se répéter, gérer l’adolescence (les comportements à risque, les premières sorties, les fréquentations, les sautes d’humeurs…).

4) Le bon développement de l’enfant : l’école, les devoirs, les activités extra scolaires, le choix des études,

5) Les difficultés spécifiques de notre enfant en cas de handicap, maladie, troubles du développement, du comportement ou encore trouble psychologique.

Les parents doivent alors faire preuve d’un capacité d’adaptation ACCRUE.

Contrairement au baby blues et à la dépression du post-partum, il n’y a pas d’âge pour faire un burn out parental ! Mais, rassurez-vous, le burn out parental ne dure pas toute la vie, il a une fin !

 

COMMENT RECONNAÎTRE LE BURN OUT PARENTAL ?

 

Le burn out parental se manifeste par au moins 2 des 3 symptômes suivants :

  • L’épuisementphysique et émotionnel, qui arrive toujours en premier. Le parent se sent vidé, à bout de forces, des symptômes tels que des migraines, maux de ventre, de dos ou encore baisse de libido peuvent apparaître.
  • Une distanciation affective avec ses enfants. Le parent ne parvient plus à investir la relation avec la même énergie : il est moins attentif, moins disponible, moins à l’écoute, il fait a minima,
  • La perte d’efficacité et d’épanouissement parental. Le parent réalise qu’il n’est plus le parent qu’il voulait être, ne se reconnaît plus dans son rôle de parent, il ressent un manque de reconnaissance : il ne se sent plus à la hauteur, il est démotivé et pétri de doutes.

Ces changements comme la perte d’énergie et le désinvestissement du parent peuvent alerter l’entourage.

Le burn out parental peut également s’accompagner d’une irritabilité et d’une agressivité accrues, de négligence et maltraitance à l’égard des enfants, de conduites addictives (caféine, alcool, automédication, drogue…), de difficultés dans le couple….

Le burn out parental n’est donc pas à prendre à la légère. Cependant tous ces symptômes ne sont pas nécessairement imputables au burn out parental. S’ils ont toujours existé, ces comportements ne relèvent alors pas d’un burn out parental.

 

POURQUOI ?

 

On ne bascule pas dans le burn out parental du jour au lendemain. C’est un processus qui s’installe progressivement.

 

Un processus en 5 étapes

 

Schématiquement, avant de tomber dans l’épuisement, le 1er symptôme du burn out parental, le parent va passer par 5 étapes :

1) La quête du parent idéal et/ou de la famille qu’on aurait aimé avoir enfant pour réparer son passé, prendre une revanche sur la société (parents solo, homo…) ou encore sous l’effet de la pression sociale (images glamour des super-parents dans les publicités, magazines, les photos postées sur les réseaux sociaux…),

2) Le surinvestissement parental : donner sans compter jour et nuit, 7j sur 7, l’école, les devoirs, les douches, les repas, les activités extra scolaires, les vacances, le bien-être, les maladies, passer du temps de qualité avec ses enfants (jouer ensemble, raconter des histoires…). En réponse à ces tensions, l’organisme secrète de l’adrénaline (hormone de stress) pour permettre au parent de « tenir le choc » afin de répondre aux besoins de ses enfants. Mais à la longue, ce processus énergivore devient nocif pour l’organisme qui a besoin de repos !

3) Le sacrifice de soi : le parent doit dégager du temps pour répondre aux besoins de ses enfants : il dort moins, sort moins, a moins de loisirs et la vie de couple se tarit ! Le parent sacrifie tout pour ses enfants, il ne prend plus soin de lui sans même s’en rendre compte.

4) L’apparition de la frustration avec un manque de reconnaissance, de la déception, des regrets. Si cette frustration s’installe, c’est que la fatigue accumulée au cours des années commence à se faire sentir. Le parent prend, en effet, conscience des sacrifices qu’il a consentis à faire et du gap entre la réalité et la vie rêvée. L’entourage peut prendre cette étape pour un simple « coup de mou » passager et pourtant c’est l’étape charnière avant de basculer dans le burn out parental. C’est donc le moment de remonter ses manches pour opérer des changements notables : revoir la répartition des tâches ménagères, demander de l’aide à son conjoint et à ses enfants mais aussi faire appel à un soutien psychologique.

 

Les facteurs de risque du burn out parental

 

Le burn out parental résulte de la conjoncture de différents facteurs néanmoins un élément déclencheur peut être la goutte qui fait déborder le vase : le stress professionnel et la conciliation vie privée-vie professionnelle, un événement inattendu et traumatisant comme un décès ou la maladie.
Les principaux facteurs de risque du burn out parental sont :

1) La capacité à gérer ses émotions et celles de ses enfants, la qualité des liens que l’on tisse avec eux qui peuvent conduire à des rapports conflictuels et/ou peu épanouissants,

2) La confiance en soi et dans sa capacité à être un bon parent,

3) Le couple (mésentente au sein du couple, désaccords sur les valeurs éducatives),

4) Les choix éducatifs qui peuvent conduire à :

  • l’enfant roi et tyrannique et le parent qui se sent impuissant et inefficace,
  • une mise en incapacité de l’enfant et un manque d’estime de lui-même,
  • la lutte de pouvoir enfant-parent et une relation perdant-perdant.

5) Les caractéristiques propres à l’enfant : porteur de handicap, présentant des problèmes de santé, un trouble du développement ou encore avec des comportements pénibles, difficiles à gérer et épuisants, jour après jour.

Les risques d’être confrontés à un burn out parental sont donc nombreux, pourtant le passage par la case burn out parental n’est pas une obligation !!! Nous n’avons pas tous la même capacité de résistance au stress, en fonction de notre caractère et de notre histoire personnelle nous ne vivons/ressentons pas les situations de la même façon et puis, bien-sûr, il y a les petits et grands bonheurs de la vie de tous les jours qui viennent contrebalancer/relativiser toutes nos difficultés. C’est finalement une histoire d’équilibre ou plutôt de déséquilibre qui fait qu’un jour la balance va pencher du côté du burn out parental, lorsque l’équilibre se rompt entre ce qui rend notre rôle de parent facile et ce qui le rend difficile.

Alors comment alléger les risques dans la balance pour être un parent heureux ? Globalement, les facteurs sur lesquels on peut agir de façon efficace et « peu énergivores » sont les facteurs personnels, conjugaux et éducatifs. Pour plus de conseils, c’est par ICI !  Je vous invite également à (re)découvrir cet article sur les recettes du bonheur danois. Depuis plus de 40 ans, les Danois sont, en effet, en tête des classements sur le bonheur. Alors quels sont leurs secrets ?! 😉

 

Cet article vous a plu ? Épinglez-le sur Pinterest !

 

OFFERT
LE KIT DE SURVIE

du parent positivement
imparfait

 

 

SÉANCE DÉCOUVERTE

gratuite !

 

Mes accompagnements

 

Comprendre
votre enfant

 

 

Comprendre
& accompagner

 

 

Comprendre, accompagner
& aider à faire seul